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En période hivernale, la diminution de la durée du jour et de l’exposition à la lumière perturbent la régulation des rythmes circadiens ainsi que les mécanismes neuro-endocriniens. Cette moindre exposition au soleil impacte fortement la sécrétion de mélatonine et de sérotonine favorisant ainsi l’apparition de la « dépression saisonnière » ou trouble affectif saisonnier (TAS). Une fatigue persistante, une humeur dépressive, des troubles du sommeil (hypersomnie, difficultés de réveil), une somnolence diurne, une irritabilité, une perte d’intérêt pour les activités habituellement appréciées (loisirs, relations sociales, travail) sont autant de symptômes qui traduisent une altération globale de la régulation neuro-endocrinienne et émotionnelle.
Le recours à une bonne hygiène de vie équilibrée ainsi qu’à l’utilisation d’extraits actifs naturels agissant comme biorégulateurs offrent un soutien naturel face à ce déséquilibre saisonnier.
La lumière est le principal facteur qui synchronise les rythmes biologiques humains avec l’environnement. C’est ce que l’on appelle un zeitgeber, terme allemand signifiant « signal temporel », facteur ou indice environnementale qui module la période et la phase des rythmes circadiens endogènes (d’après le scientifique Jürgen Aschoff – Dans son article intitulé « Composantes exogènes et endogènes dans les rythmes circadiens » 1960). La lumière constitue l’un des Zeitgebers les plus puissants chez la majorité des animaux, car elle synchronise notre horloge biologique sur un cycle de 24 heures. Elle est le signal temporel le plus largement utilisé par les horloges circadiennes où l’alternance lumière-obscurité conditionne l’ensemble des autres rythmes biologiques. On compte aussi d’autres Zeitgebers comme l’alimentation, l’activité physique ou encore les rythmes sociaux qui jouent un rôle complémentaire essentiel dans l’ajustement des rythmes biologiques.
La lumière est perçue par des cellules ganglionnaires rétiniennes intrinsèquement photosensibles exprimant la mélanopsine, qui transmettent l’information lumineuse au noyau suprachiasmatique (NSC) de l’hypothalamus. Le NSC orchestre l’activité des horloges périphériques et régule les axes neuro-endocriniens, notamment l’axe hypothalamo-hypophyso-pinéal.
En hiver, lorsque les journées sont plus courtes et que l’intensité lumineuse est réduite, cette stimulation diminue, entraînant une désynchronisation circadienne susceptible d’affecter l’humeur et les fonctions cognitives.
La mélatonine est une hormone produite par la glande pinéale. Elle joue un rôle central dans la synchronisation veille-sommeil. Sa sécrétion est inhibée par la lumière et stimulée par l’obscurité. Une sécrétion prolongée de mélatonine, un déphasage de son rythme circadien ou encore une sensibilité accrue à la photopériode hivernale sont symptomatiques d’une dépression hivernale.[1]
Cette hypersécrétion contribue à l’hypersomnie, à la somnolence diurne et à la baisse de vigilance observées cliniquement.
[1] The chronobiology and neurobiology of winter seasonal affective disorder https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3202491/; Pathophysiology of seasonal affective disorder: a review
La sérotonine est un neurotransmetteur clé de la régulation de l’humeur, de l’appétit et de la motivation. En période hivernale, la baisse de l’exposition à la lumière naturelle entraîne plusieurs modifications neurobiologiques affectant le système sérotoninergique.[1]
La diminution de la stimulation lumineuse entraine une réduction de la synthèse et de la libération de la sérotonine mais aussi une augmentation de la recapture synaptique de la sérotonine, notamment via une activité accrue des transporteurs de la sérotonine (SERT). Cette recapture plus efficace réduit la quantité de sérotonine disponible dans la fente synaptique, limitant ainsi son action sur les récepteurs post-synaptiques.
Enfin, la disponibilité du tryptophane, acide aminé essentiel et précurseur direct de la sérotonine, peut également être diminuée. Cette réduction limite la capacité neuronale à synthétiser la sérotonine, renforçant le déficit fonctionnel observé durant la saison hivernale.
L’ensemble de ces mécanismes concourt à une diminution de l’activité sérotoninergique, susceptible de favoriser l’apparition de troubles de l’humeur, de la fatigue psychique et des symptômes caractéristiques de la dépression saisonnière. La sérotonine étant également le précurseur de la mélatonine, ce déséquilibre renforce la dominance du signal « nuit », accentuant les symptômes dépressifs.
[1] Effect of sunlight and season on serotonin turnover in the brain. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12480364/
La sérotonine est un neurotransmetteur clé de la régulation de l’humeur, de l’appétit et de la motivation. En période hivernale, la baisse de l’exposition à la lumière naturelle entraîne plusieurs modifications neurobiologiques affectant le système sérotoninergique.[1]
La diminution de la stimulation lumineuse entraine une réduction de la synthèse et de la libération de la sérotonine mais aussi une augmentation de la recapture synaptique de la sérotonine, notamment via une activité accrue des transporteurs de la sérotonine (SERT). Cette recapture plus efficace réduit la quantité de sérotonine disponible dans la fente synaptique, limitant ainsi son action sur les récepteurs post-synaptiques.
Enfin, la disponibilité du tryptophane, acide aminé essentiel et précurseur direct de la sérotonine, peut également être diminuée. Cette réduction limite la capacité neuronale à synthétiser la sérotonine, renforçant le déficit fonctionnel observé durant la saison hivernale.
L’ensemble de ces mécanismes concourt à une diminution de l’activité sérotoninergique, susceptible de favoriser l’apparition de troubles de l’humeur, de la fatigue psychique et des symptômes caractéristiques de la dépression saisonnière. La sérotonine étant également le précurseur de la mélatonine, ce déséquilibre renforce la dominance du signal « nuit », accentuant les symptômes dépressifs.
[1] Effect of sunlight and season on serotonin turnover in the brain. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12480364/
Les endorphines, et en particulier la β-endorphine, sont des neuropeptides opioïdes endogènes impliqués dans la modulation de la douleur, du stress et des émotions positives. Leur production est influencée par l’activité physique, la lumière et l’état émotionnel.
Dans la dépression saisonnière, une diminution de l’activité endorphinique est aussi suspectée, contribuant à l’anhédonie (perte de la capacité à ressentir le plaisir), à la fatigue et à la perte de motivation. Le maintien de la biodisponibilité de la β-endorphine constitue ainsi une cible biologique pertinente dans les approches naturelles de soutien de l’humeur.
Approches hygiéno-diététiques
Les recommandations naturelles reposent sur des leviers physiologiques bien identifiés :
Alimentation équilibrée
Un apport adéquat en micronutriments (vitamines D, vitamines B, magnésium, acides gras oméga-3) est indispensable à la synthèse des neurotransmetteurs et à la fonction neuronale.
Activité physique et sorties régulières
Un exercice régulier permet de stimuler la production d’endorphines et d’améliorer tout au long de la saison hivernale la sensibilité circadienne à la lumière.
Exposition à la lumière naturelle
La lumière matinale favorise l’inhibition de la mélatonine et la resynchronisation de l’horloge biologique.
Des stratégies innovantes s’appuient sur des extraits actifs naturels, étudiés pour leur capacité à agir de manière synergique sur les médiateurs du bien-être. L’extrait huileux de Fleur de sel (Flos salis) OESF™, contrôlé et standardisé selon son activité de BioRégulateur, s’inscrit dans cette approche.
Les études in vitro de TEXINFINE mettent en avant l’effet synergique des extraits actifs de Flos salis (Fleur de sel), l’algue Dictyotaceae Padina pavonica, et de la Vanille de Tahiti (Vanilla x tahitensis) lié à la mise en place, la préservation et à la biodisponibilité de la β-endorphine, conduisant à un soutien potentiel des voies endorphiniques impliquées dans la régulation de l’humeur et du stress. Cette approche vise à accompagner les mécanismes physiologiques endogènes plutôt qu’à les substituer.
TEXINFINE s’inspire d’une approche biomimétique inspirée de la nature, en tirant parti de la fleur de sel, issue d’écosystèmes où prospèrent des micro-organismes et des microalgues halophiles, adaptés aux milieux très salés. Ces organismes ont développé des mécanismes d’adaptation remarquables pour survivre dans cet environnement de stress osmotique : ils accumulent d’importantes quantités de sel proches de la saturation, limitant ainsi la perte d’eau par osmose, et synthétisent des pigments photosynthétiques spécifiques.
L’intérêt de la fleur de sel n’est pas nouveau. Dans son ouvrage Histoire naturelle, publié vers 77, Pline l’Ancien évoquait déjà ses vertus sous le nom de Flos salis : « Cette fleur de sel produit une sorte d’huile, aussi surprenant que cela puisse paraître… Il y a de la graisse même dans le sel ! » (Optimo ex eo, quod olei quamdam pinguitudinem reddit. Est enim etiam in sale pinguitudo, quod miremu). Pline précise que, bien qu’elle ne possède pas de valeur nutritive, elle exerce des effets relaxants, stimulants et tonifiants, pouvant aider à soulager la fatigue et la lassitude (solvit in vino et aqua, acopis et smegmatis utilis, Volume 31, chapitre XLII).
La dépression hivernale résulte d’une interaction complexe entre la diminution de la lumière, la désynchronisation circadienne et les altérations des systèmes mélatoninergiques, sérotoninergiques et endorphiniques. Les solutions naturelles, combinant hygiène de vie et extraits bioactifs standardisés agissant comme bio-régulateurs, constituent une approche complémentaire pertinente en prévention et soutien à un bon équilibre neuro-endocrinien en période hivernale.
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