Le remodelage physiologique et pathologique du tissu osseux et les pertes calciques liées à l’âge. Apports de la compatibilité phylogénique issue des ressources marines avec une phéophycée : Padina pavonica de Polynésie

Le remodelage physiologique et pathologique du tissu osseux et les pertes calciques liées à l’âge. Apports de la compatibilité phylogénique issue des ressources marines avec une phéophycée : Padina pavonica de Polynésie

Temps de lecture : 7 minutes

Le remodelage physiologique et pathologique du tissu osseux et les pertes calciques liées à l’âge. Apports de la compatibilité phylogénique issue des ressources marines avec les phéophycées de Polynésie française.

Auteurs : Jennifer PINI KATZENBERGER PhD ;Mostafa SERRAR ; PhD ; Gilles GUTIERREZ D pharmacie ARTA; Tearii Te Moana ALPHA PhD ; Tim KATZENBERGER PhD ; Lama JEJO-ASLANI, Claire BALUCI.

Abstract :Les padines, phéophycées du règne des chromistes collectées sur l’île de Moorea en Polynésie française, disposent dans leur génome de grands domaines communs avec plusieurs gènes humains impliqués dans le remodelage du tissu osseux. Les régulateurs des gènes de la padine communs avec ceux des humains sont actifs sur l’expression des gènes humains malgré leur ancienneté. Cette parenté se traduit par une amélioration de la densité minérale de l’os.

I. Aux origines du remodelage osseux : comprendre les mécanismes du vivant pour mieux agir

La compatibilité phylogénique : un héritage commun entre végétaux et humains

D’une part, les pathologies associées au vieillissement sont plus le fait de l’altération des mécanismes de régulation que d’une modification du génome. La stabilité du génome est une des caractéristiques du vivant. 

D’autre part, du fait de l’évolution, nous partageons 35% de nos gènes fonctionnels avec de nombreux végétaux. Ces gènes sont utiles aux végétaux et aux humains. De ce fait, les mécanismes de régulations comme l’activation et la répression sont identiques. Nous pouvons utiliser les molécules ou les motifs moléculaires intervenant dans le mécanisme de régulation d’un végétal pour rétablir le fonctionnement d’un gène dysfonctionnel identique chez l’homme.

 

Régulation biomimétique : source d’inspiration

Les molécules ou les motif moléculaires extraits du monde végétal agissant sur la régulation du fonctionnement d’un gène identique chez l’Homme. Les molécules intervenant dans une régulation identique dans deux règnes différents sont des Régulateurs Biomimétiques.

 

Le tissu osseux : une architecture vivante et dynamique

L’os est un tissu minéralisé composé de structures différenciant ses fonctions de soutien (vertèbres, ceintures), de protection (boîte crânienne, côtes), de flexibilité (articulation) et de mobilité (os longs). Ces structures ont des origines évolutives différentes et regroupent des cellules fortement différenciées.

La composition structurelle de l’os s’énonce par des cellules baignant dans une matrice extra cellulaire regroupant de la matière minérale et de la matière organique.

  1. La matière organique regroupe principalement des collagènes[1] et des glycosaminoglycanes qui enserrent des molécules fonctionnelles enzymes, cytokines, hormones dans milieu organique nutritif composé de sels organiques vitamines et acides aminés.
  2. les composants minéraux sont de l’eau et des sels minéraux de phosphates et carbonates de calcium (hydroxyapatite, pyrophosphate etc) ; de magnésium, fer, sodium.
  3.  

Fonctionnalités de l’os: pilier de l’organisme

L’os est un tissu minéralisé jouant plusieurs fonctions. Il contribue d’une manière évidente à notre apparence, notre stabilité et nos mouvements. Il a un rôle physiologique important avec les cellules hématopoïétiques. Enfin, il joue aussi un rôle important dans notre communication non verbale notamment dans la posture.

II. Les maladies des os et des articulations : un défi majeur de santé publique

Les maladies ostéoarticulaires regroupent de nombreuses pathologies comme l’arthrose, l’ostéoporose et les rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, arthrite chronique juvénile, rhumatisme psoriasique). Sur le plan légal, ces maladies s’inscrivent dans les actes médicaux pour leur diagnostic et leur traitement. Dans l’antiquité grecque, toute la santé de notre squelette avait sa théophanie : Hygié, Panacée, Machaon, Meditrine, Asceso… Aujourd’hui, les cliniciens disposent d’une large gamme de soins pour soigner les maladies ostéoarticulaires. Depuis la nutrition symbolisé par Ascéso (Diétée) fille d’Asclépios[2]  avec des apports en calcium, magnésium, vitamine D etc, jusqu’à la chirurgie figuré par Machaon fils ainé d’Asclépios. Il appartient au clinicien et aux thérapeutes de proposer les soins convenant le mieux (index thérapeutique) au patient. Le patient choisit le thérapeute et les soins qui lui conviennent.

 

Parmi les maladies de l’os, l’ostéoporose est une pathologie systémique du squelette caractérisée par une diminution de la densité minérale osseuse (DMO BMP en UK) et une altération de la microarchitecture osseuse, entraînant une fragilité accrue avec une augmentation du risque de fracture. Selon la International Osteoporosis Foundation, environ 200 millions de femmes dans le monde sont touchées par l’ostéoporose, et près d’une femme sur trois de plus de 50 ans présentera une fracture ostéoporotique au cours de sa vie. Il faut ajouter que les hommes perdent leur masse minérale osseuse à la même vitesse que les femmes. Partant d’une masse d’os plus importante, le risque fracturaire est retardé.

 

En France, les données actualisées 2024 et 2025 de Santé Publique France et du Inserm estiment qu’environ 3,5 à 4 millions de personnes sont concernées par l’ostéoporose, dont près de 2,5 à 3 millions de femmes. Après 65 ans, environ 35 à 40 % des femmes présentent un risque élevé de fracture ostéoporotique, en particulier au niveau du col fémoral, desvertèbres et du poignet. En France, chaque année, on estime à plus de 370 000 le nombre de fractures de fragilité.

 

L’augmentation de l’espérance de vie et le vieillissement démographique accentuent l’impact socio-économique de cette pathologie, notamment en raison des fractures ostéoporotiques (rachis, hanche, poignet).

[1] Le terme de collagène (qui génère de la colle) vient de l’extraction de la colle en faisant bouillir les os de poissons ou de mammifères. Il existe une trentaine de types de collagène. Apparus dans la composition des êtres vivant il y a quelque 800 millions d’années.
[2] Dieu de la médecine chez les grecques remplacé par Esculape dans le panthéon des romains

III. Physiopathologie des pertes calciques et de l’ostéoporose.

Sur le plan physiopathologique, l’ostéoporose résulte d’un déséquilibre du remodelage osseux. Ce remodelage est constant au cour de la vie. Il est caractérisé par la construction du tissu par des ostéoblastes et une résorption par les ostéoclastes. Si la résorption ostéoclastique physiologique dépasse les capacités de construction des ostéoblastes, elle devient excessive au même titre qu’une activité ostéoblastique insuffisante. Cette formulation montre que l’ostéoporose s’appuie sur une description anatomique et regroupe des dysfonctionnements très différents qu’il faudra traiter de manière différente. Les déficits en calcium et en vitamine D et K, sont quelques-unes des carences[3] dues au vieillissement comme celles des hormones qui scandent la ménopause et le vieillissement cellulaire. L’inflammation chronique constitue aussi l’un les facteurs déterminants.

L’ostéoporose est la conséquence de l’aggravation de la perte calcique physiologique liée à l’âge. Cette perte physiologique devenant excessive, elle fait le lit de la maladie ostéoporotique. Elles se définie par :

  • une diminution physiologique excessive de la masse osseuse liée à l’âge.
  • une altération de la microarchitecture trabéculaire (ce qui n’est pas une maladie)
  • un risque de fractures accrue du squelette (qui est une maladie).

Une activité excessive des ostéoclastes ou une insuffisance de l’activité ostéoblastique entraîne une perte progressive du capital osseux. L’ostéopénie constitue un stade intermédiaire entre os normal et ostéoporose.

Les principaux facteurs de risque incluent

  • Le vieillissement.
  • les déficits nutritionnels en calcium, acides aminés, en vitamine D et vitamines K.
  • Les carences hormonales dues au vieillissement,
  • la sédentarité mais aussi certaines activités sportives sans contact avec le sol.
  • Des facteurs génétiques.

Les stratégies de prévention reposent sur une approche multimodale incluant l’activité physique régulière : exercices en charge et renforcement musculaire, un apport nutritionnel adéquat en calcium, vitamine D et K, entrainement à la chute, ainsi que la réduction des facteurs de risque comme le tabagisme, la sédentarité et l’alcool. L’activité physique doit être différenciée de la pratique sportive[4],. Les recommandations actualisées 2023-2024 insistent également sur le dépistage ciblé par ostéodensitométrie (DXA) chez les populations à risque.

[3] Il ne s’agit pas uniquement de carences nutritionnelles. La réduction de la mobilité, la diminution émotionnelle, la réduction de l’adaptation des organes hématopoïétiques
[4] L’activité physique se caractérise par une augmentation de la fréquence cardiaque, de la PCO², une température stable et un rapide retour aux valeurs normales. La pratique sportive montre une élévation de la température corporelle, un pouls dépassant le seuil adaptatif, une PCO² fortement augmentée et une pression artérielle augmentée associés à une augmentation de HSPs. Le retour à la valeur physiologique peut prendre plusieurs heures. Cette pratique requière un entrainement bien encadré pour éviter la création et l’accumulation de lésions.

III. Physiopathologie des pertes calciques et de l’ostéoporose.

Sur le plan physiopathologique, l’ostéoporose résulte d’un déséquilibre du remodelage osseux. Ce remodelage est constant au cour de la vie. Il est caractérisé par la construction du tissu par des ostéoblastes et une résorption par les ostéoclastes. Si la résorption ostéoclastique physiologique dépasse les capacités de construction des ostéoblastes, elle devient excessive au même titre qu’une activité ostéoblastique insuffisante. Cette formulation montre que l’ostéoporose s’appuie sur une description anatomique et regroupe des dysfonctionnements très différents qu’il faudra traiter de manière différente. Les déficits en calcium et en vitamine D et K, sont quelques-unes des carences[3] dues au vieillissement comme celles des hormones qui scandent la ménopause et le vieillissement cellulaire. L’inflammation chronique constitue aussi l’un les facteurs déterminants.

L’ostéoporose est la conséquence de l’aggravation de la perte calcique physiologique liée à l’âge. Cette perte physiologique devenant excessive, elle fait le lit de la maladie ostéoporotique. Elles se définie par :

  • une diminution physiologique excessive de la masse osseuse liée à l’âge.
  • une altération de la microarchitecture trabéculaire (ce qui n’est pas une maladie)
  • un risque de fractures accrue du squelette (qui est une maladie).

Une activité excessive des ostéoclastes ou une insuffisance de l’activité ostéoblastique entraîne une perte progressive du capital osseux. L’ostéopénie constitue un stade intermédiaire entre os normal et ostéoporose.

Les principaux facteurs de risque incluent

  • Le vieillissement.
  • les déficits nutritionnels en calcium, acides aminés, en vitamine D et vitamines K.
  • Les carences hormonales dues au vieillissement,
  • la sédentarité mais aussi certaines activités sportives sans contact avec le sol.
  • Des facteurs génétiques.

Les stratégies de prévention reposent sur une approche multimodale incluant l’activité physique régulière : exercices en charge et renforcement musculaire, un apport nutritionnel adéquat en calcium, vitamine D et K, entrainement à la chute, ainsi que la réduction des facteurs de risque comme le tabagisme, la sédentarité et l’alcool. L’activité physique doit être différenciée de la pratique sportive[4],. Les recommandations actualisées 2023-2024 insistent également sur le dépistage ciblé par ostéodensitométrie (DXA) chez les populations à risque.

[3] Il ne s’agit pas uniquement de carences nutritionnelles. La réduction de la mobilité, la diminution émotionnelle, la réduction de l’adaptation des organes hématopoïétiques
[4] L’activité physique se caractérise par une augmentation de la fréquence cardiaque, de la PCO², une température stable et un rapide retour aux valeurs normales. La pratique sportive montre une élévation de la température corporelle, un pouls dépassant le seuil adaptatif, une PCO² fortement augmentée et une pression artérielle augmentée associés à une augmentation de HSPs. Le retour à la valeur physiologique peut prendre plusieurs heures. Cette pratique requière un entrainement bien encadré pour éviter la création et l’accumulation de lésions.

IV. Ressources marines et biomimétisme osseux

L’intérêt des ressources marines dans la prévention et santé osseuse découvert par le Pharmacien Gilles GUTIERREZ suscite un intérêt croissant. Certaines algues ou Phaeophyceae, notamment Padina pavonica, contiennent une dizaine de gènes communs avec les Hommes concernant le remodelage osseux.

Padina pavonica ou algue brune (Phéophycée) à cornets blancs ou encore appelée « Queue de Paon » appartient à la famille des Dictyotaceae. Sa morphologie est surprenante car c’est un des rares végétaux à ne pas présenter de bilatéralisation[5]. Sa « queue de paon » correspondant à des thalles blanchis par des dépôts d’aragonite (minéral de la nacre) concentriques lui confère une spécificité biologique unique. Elle est revêtue de cristaux orthorhombiques de carbonate de calcium sur ses frondes à un taux le plus élevé de toutes les algues (jusqu’à 240 g/m-2/an-1). Ainsi, on l’appelle algue «calcifiante» ou algue calcifiée. Cette algue brune dispose donc d’un mécanisme ingénieux capable de réguler la fixation du calcium sur la surface de ses frondes. Étant composée d’un exosquelette calcifié, la Padina pavonica est capable de maintenir la fonction des cellules osseuses en restructurant la matrice extracellulaire. Cette capacité naturelle de calcification suggère un intérêt biomimétique potentiel dans la régulation du métabolisme calcique.

 

Des études en cliniques observationnelles suggèrent un effet potentiel sur la stimulation des gènes impliquées dans l’activité ostéoblastique et la modulation de la résorption osseuse. Une étude génomique comparative entre le génome humain et celui de la Padine révèle l’existence de séquences génomiques communes (ou contigs) entre le genre « Homo » et la Padine de Tahiti. Une étude plus approfondie du pourcentage de conservation des régions ou séquences des domaines a révélée qu’il existait des suites de plus de 300 bases nucléosidiques. Sur la base d’un minimum de 50 acides nucléiques consécutifs, plus de 30 gènes ont été notés présentant de très hautes analogies entre le génome de la Padine et le génome humain.

 

Parmi les gènes présents dans le génome de la Padine, on notera notamment les gènes qui interviennent à deux niveaux majeurs du remodelage osseux : formation et la résorption osseuses, constituant un noyau fonctionnel central dans la régulation de cet l’équilibre.

 

La formation osseuse, assurée par les ostéoblastes, implique notamment les gènes TNFRSF11B (Ostéoprotégérine, OPG), ALPL (Phosphatase alcaline, isoforme tissulaire non spécifique) et BGLAP (Ostéocalcine), qui interviennent respectivement dans la régulation de l’axe RANK/RANKL, la minéralisation de la matrice et la production d’ostéocalcine, marqueur de différenciation ostéoblastique.

 

La voie RHOA joue un rôle central dans le remodelage osseux, en particulier dans la fonction des ostéoclastes. Les gènes RHOA (Ras homolog family member A. Petite protéine GTPase impliquée dans l’organisation du cytosquelette d’actine), ROCK1 (Rho-associated coiled-coil containing protein kinase1, Kinase activée par RHOA), PPP1R12A (MYPT1, Protein phosphatase 1 regulatory subunit 12A Sous-unité régulatrice de la myosine phosphatase) et ECT2 (Epithelial cell transforming sequence 2, Facteur d’échange de nucléotides activant RHOA) participent à l’organisation du cytosquelette d’actine, essentielle à la formation de l’anneau d’actine et de la bordure en brosse nécessaires à la résorption osseuse. Cette voie intervient également dans la migration et la différenciation cellulaire, des processus clés du remodelage osseux.

Par ailleurs, les gènes suivants ont été identifiés comme présents dans la Padine et impliqués dans le remodelage osseux : PCOLCE (Procollagen C-endopeptidase enhancer), TNFSF11 (RANKL), ALPP (Phosphatase alcaline placentaire), ALPPL2 (Alkaline phosphatase placental-like 2), TRAP1 et TNFRSF11A (RANK). Ces gènes sont classiquement associés à la régulation de la formation et de la résorption osseuses, notamment via l’axe RANK/RANKL/OPG et les marqueurs de différenciation ostéoblastique et ostéoclastique.

 

D’autres gènes contribuant de manière plus indirecte au remodelage en régulant la prolifération et la division cellulaire ont été identifiés dans le génome de la Padine. Il s’agit de AURKB, BIRC5 (Survivin), KIF23, KIF4A, PRC1 et INCENP, qui interviennent principalement dans la mitose des précurseurs ostéoblastiques et ostéoclastiques. Leur rôle se concerne donc sur le renouvellement cellulaire.

 

Les gènes MYH11, MYH7 et SEPT1, aussi identifiés dans le génome de la Padine, sont impliqués dans l’organisation du cytosquelette et la contractilité cellulaire. Leur implication dans le remodelage osseux est plus indirecte, via la régulation de la dynamique cellulaire.

 

Les gènes MYH11, MYH7 et SEPT1, aussi identifiés dans le génome de la Padine, sont impliqués dans l’organisation du cytosquelette et la contractilité cellulaire. Leur implication dans le remodelage osseux est plus indirecte, via la régulation de la dynamique cellulaire.

[3] Il ne s’agit pas uniquement de carences nutritionnelles. La réduction de la mobilité, la diminution émotionnelle, la réduction de l’adaptation des organes hématopoïétiques
[4] L’activité physique se caractérise par une augmentation de la fréquence cardiaque, de la PCO², une température stable et un rapide retour aux valeurs normales. La pratique sportive montre une élévation de la température corporelle, un pouls dépassant le seuil adaptatif, une PCO² fortement augmentée et une pression artérielle augmentée associés à une augmentation de HSPs. Le retour à la valeur physiologique peut prendre plusieurs heures. Cette pratique requière un entrainement bien encadré pour éviter la création et l’accumulation de lésions.

extrait de padine sur le remodelage

V. Réflexion génome et évolution

La répétition des gènes chez les végétaux et le ratio des gènes codant par rapport à la totalité de l’ADN sont une indication sur l’ancienneté de l’évolution. Les séquences conservées correspondent à des séquences identiques d’acides nucléiques entre les deux espèces sur un domaine de leur génome. Il s’agit de séquences orthologues. La haute conservation indique que ces séquences ont été maintenues au cours de l’évolution pendant environ 600 millions d’années.

 

Au fils du temps, ces séquences d’acides nucléiques du génome auraient pu évoluer par recombinaison ou par suppression en raison des mutations et des délétions aléatoires ou encore des réarrangements chromosomiques mais leur utilité dans deux règnes a préservé ces domaines génomiques. Il est à noter que la conservation peut se faire dans les séquences d’acides nucléiques codantes et non codantes, de même les séquences d’ADN conservées peuvent avoir une valeur fonctionnelle ou structurelle. 

VI. Intérêts des régulateurs biomimétiques des ressources marines de type Padina de Polynésie française

L’utilisation d’extraits de Padines de Polynésie permet d’observer une augmentation de la DMO chez plus de 76% des consommateurs.

GRAPHIQUE BMD

Références scientifiques

 

Apparition du collagène : Guillaume Lecointre, « Héritages adaptatifs », dans Petit traité d’anatomie superflue. L’évolution à travers notre corpsDelachaux et Niestlé, septembre 2024, 240 p. (ISBN978-2-603-03043-1), p. 25 https://isyeb.mnhn.fr/fr/actualites/petit-traite-danatomie-superflue-levolution-travers-notre-corps-9634.

 

Cadar, E.; Popescu, A.; Dragan, A.-M.-L.; Pesterau, A.-M.; Pascale, C.; Anuta, V.; Prasacu, I.; Velescu, B.S.; Tomescu, C.L.; Bogdan-Andreescu, C.F.; et al. Bioactive Compounds of Marine Algae and Their Potential Health and Nutraceutical Applications: A Review.  Drugs202523, 152. https://doi.org/10.3390/md23040152. Currently, marine algae are still an under-exploited natural bioresource of bioactive compounds. Seaweeds represent a sustainable source for obtaining bioactive compounds that can be useful for the fabrication of new active products with biomedical benefits and applications as biomedicinals and nutraceuticals. The objective of this review is to highlight scientific papers that identify biocompounds from marine macroalgae and emphasize their benefits. The method used was data analysis to systematize information to identify biocompounds and their various benefits in pharmaceuticals, cosmetics, and nutraceuticals. The research results demonstrate the multiple uses of seaweeds. As pharmaceuticals, seaweeds are rich sources of bioactive compounds like polysaccharides, protein compounds, pigments, and polyphenols, which have demonstrated various pharmacological activities such as antioxidant, antibacterial, anti-inflammatory, antiviral, anticoagulant, and potentially anticarcinogenic effects. Seaweed has gained recognition as a functional food and offers a unique set of compounds that promote body health, including vitamins, minerals, and antioxidants. In conclusion, the importance of this review is to expand the possibilities for utilizing natural resources by broadening the areas of research for human health and marine nutraceuticals.

 

Compston J, McClung M, Leslie W. Osteoporosis. The Lancet. Mise à jour clinique continue 2023-2024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30696576/ Fractures resulting from osteoporosis become increasingly common in women after age 55 years and men after age 65 years, resulting in substantial bone-associated morbidities, and increased mortality and health-care costs. Research advances have led to a more accurate assessment of fracture risk and have increased the range of therapeutic options available to prevent fractures. Fracture risk algorithms that combine clinical risk factors and bone mineral density are now widely used in clinical practice to target high-risk individuals for treatment. The discovery of key pathways regulating bone resorption and formation has identified new approaches to treatment with distinctive mechanisms of action. Osteoporosis is a chronic condition and long-term, sometimes lifelong, management is required. In individuals at high risk of fracture, the benefit versus risk profile is likely to be favourable for up to 10 years of treatment with bisphosphonates or denosumab. In people at a very high or imminent risk of fracture, therapy with teriparatide or abaloparatide should be considered; however, since treatment duration with these drugs is restricted to 18-24 months, treatment should be continued with an antiresorptive drug. Individuals at high risk of fractures do not receive adequate treatment and strategies to address this treatment gap-eg, widespread implementation of Fracture Liaison Services and improvement of adherence to therapy-are important challenges for the future.

 

International Osteoporosis Foundation. Osteoporosis facts and statistics 2024 update. IOF, 2024. https://www.osteoporosis.foundation/

 

Ostéoporose : données épidémiologiques actualisées, dossier thématique 2023-2024. https://www.inserm.fr/dossier/osteoporose/

 

Kanis JA et al. European guidance for the diagnosis and management of osteoporosis in postmenopausal women. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7026233/

 

Santé Publique France. Fractures de fragilité et hospitalisations associées en France, rapport 2024. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/traumatismes/chute/documents/bulletin-national/hospitalisations-et-mortalite-en-lien-avec-une-chute-chez-les-personnes-de-65-ans-et-plus-en-france.-donnees-2015-2024

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Ostéoporose : 5 causes et 5 conseils pour la limiter

Ostéoporose : 5 causes et 5 conseils pour la limiter

Temps de lecture : 4 minutes

Santé osseuse, vers une approche intégrative inspirée du vivant

Un héritage commun entre l’Homme et le végétal

Le vieillissement s’accompagne principalement d’une altération des mécanismes de régulation cellulaire plutôt que d’une modification du génome, qui reste globalement stable. Grâce à la compatibilité phylogénique, l’être humain partage une partie de ses gènes fonctionnels avec les végétaux, permettant d’utiliser certaines molécules végétales comme régulateurs biomimétiques pour restaurer des fonctions génétiques. Comme décrit par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, nous partageons environ 35 % de nos gènes fonctionnels avec ceux de la jonquille.

Le tissu osseux, structure complexe composée de cellules intégrées dans une matrice organique (collagènes, enzymes) et minérale (calcium, phosphates), assure des fonctions essentielles de soutien, protection, mobilité et production cellulaire. Il joue également un rôle clé dans la physiologie globale et la communication corporelle.

Santé osseuse et articulaire : des enjeux majeurs

Les maladies des os et des articulations, comme l’arthrose, l’ostéoporose ou certains rhumatismes inflammatoires, sont aujourd’hui très répandues. Elles font l’objet de prises en charge médicales variées, allant de la nutrition (apports en calcium, magnésium, vitamine D…) jusqu’à des interventions plus techniques comme la chirurgie.

Parmi ces pathologies, l’ostéoporose occupe une place centrale. Elle fragilise progressivement les os en diminuant leur densité et en altérant leur structure interne, augmentant ainsi le risque de fractures.

À l’échelle mondiale, des millions de personnes sont concernées, en particulier les femmes après 50 ans. En France, on estime que près de 4 millions de personnes sont touchées, avec plusieurs centaines de milliers de fractures chaque année. Le vieillissement de la population accentue encore l’impact de cette maladie, tant sur le plan individuel que collectif.

Les causes de la perte osseuse

Notre squelette est un tissu vivant en perpétuel renouvellement. Ce processus, appelé remodelage osseux, repose sur un équilibre entre deux types de cellules :

  • les ostéoblastes, qui « fabriquent » l’os – responsables du développement osseux,
  • les ostéoclastes, qui le résorbent – responsables de la résorption osseuse,

La masse osseuse augmente rapidement pendant la croissance jusqu’à atteindre un pic, la masse osseuse maximale. Avec l’âge, cet équilibre de l’homéostasie osseuse se désorganise. La destruction osseuse peut devenir plus importante que sa reconstruction, entraînant une perte progressive de masse osseuse.

Plusieurs facteurs favorisent ce déséquilibre :

Le vieillissement naturel

Les carences en calcium, vitamines D et K

Les changements hormonaux 

Le manque d’activité physique

Certains facteurs génétiques

L’ostéoporose correspond ainsi à une amplification excessive d’un phénomène physiologique normal. Elle évolue souvent silencieusement jusqu’à la survenue de fractures.

Les outils pour préserver son capital osseux :

La prévention repose sur une approche globale :

La réduction de certains facteurs de risque (tabac, alcool, sédentarité)

une alimentation équilibrée riche en calcium et en vitamines ou une supplémentation adaptée en situation de carences  

Un dépistage ciblé comme l’évaluation du risque de fractures et le suivi de sa densitométrie  permet également d’agir précocement chez les personnes âgées ou à risque.

Une activité physique régulière 

Le potentiel biomimétique des ressources marines

Depuis quelques années, les ressources marines suscitent un intérêt croissant dans le domaine de la santé osseuse. Certaines algues, notamment Padina pavonica, présentent des caractéristiques uniques et particulièrement intéressantes. Cette phéophycée possède une capacité naturelle exceptionnelle à fixer le calcium. Sa surface est recouverte de dépôts calcaires, ce qui en fait une véritable « algue calcifiante ».

 

Des recherches scientifiques suggèrent que la Padine pourrait influencer le remodelage osseux en stimulant l’activité des ostéoblastes et en modulant la résorption osseuse. Une analyse génomique comparant son génome à celui de l’être humain a mis en évidence des similitudes notables, avec plus de 30 gènes présentant de fortes analogies, notamment sur des séquences longues et conservées.

Parmi ces 30 gènes communs et présents dans la Padine, certains sont impliqués dans les deux processus essentiels du remodelage osseux : la formation osseuse (assurée par les ostéoblastes) et la résorption osseuse (assurée par les ostéoclastes). Certains participent directement à la minéralisation de la matrice osseuse et à la différenciation des ostéoblastes.

 

De plus, certains gènes identifiés contribuent indirectement au remodelage osseux en contrôlant la prolifération et la division des cellules osseuses, assurant ainsi leur renouvellement

Génome et évolution

La présence de séquences génétiques communes entre les fruits, les plantes ou les algues et l’Homme témoigne d’un héritage évolutif partagé. Ces séquences, conservées au fil du temps, jouent souvent des rôles essentiels dans le fonctionnement du vivant. Cette conservation suggère que certains mécanismes biologiques sont universelles chez les plantes et chez l’homme et qu’ils peuvent donc représenter un accompagnement naturels dans l’amélioration de différents processus physiologique de l’homme.

 

Vers une nouvelle approche de la santé osseuse

À la croisée de la biologie, de la nutrition et de l’innovation, les ressources naturelles ouvrent des perspectives nouvelles. Sans remplacer les traitements existants, elles pourraient à terme enrichir les stratégies de prévention et d’accompagnement dans la physiologie osseuse, dans une logique plus globale et intégrative.

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Dépression hivernale : lumière, hormones et bien-être : les clés pour mieux vivre l’hiver

Dépression hivernale : lumière, hormones et bien-être : les clés pour mieux vivre l’hiver

Temps de lecture : 3 minutes

Dépression hivernale : lumière, hormones et bien-être : les clés pour mieux vivre l’hiver

La période hivernale rime souvent avec une baisse d’énergie, un moral en berne et une envie accrue de dormir. Avec l’exposition au soleil limitée, une altération globale de la régulation émotionnelle et du bien-être peut apparaitre et entrainer un phénomène de dépression hivernale, aussi appelée trouble affectif saisonnier (TAS).

Mais pourquoi le manque de lumière a-t-il un tel impact sur notre bien-être ? Et comment soutenir naturellement notre organisme pendant cette période ?

lumiere bien être

La lumière, un élément temporel clé

La lumière naturelle joue un rôle fondamental dans notre organisme. Elle agit comme un signal temporel, permettant à notre corps de se synchroniser avec le rythme jour/nuit. Cette horloge interne, appelée rythme circadien, régule de nombreuses fonctions essentielles : sommeil, énergie, appétit, humeur et sécrétions hormonales.

La lumière est captée par des cellules spécialisées de la rétine de l’œil, qui transmettent l’information à une zone clé du cerveau. Cette dernière coordonne ensuite l’ensemble de nos rythmes biologiques. En hiver, avec des journées plus courtes et une luminosité réduite, cette stimulation diminue pouvant entrainer un dérèglement de notre horloge interne affectant notre humeur et nos capacités cognitives.

Mélatonine et sérotonine : un équilibre fragile

Deux messagers chimiques jouent un rôle central dans la dépression hivernale : la mélatonine et la sérotonine.

D’une part, la mélatonine, ou « hormone du sommeil », est produite lorsque la lumière baisse. En hiver, sa sécrétion peut devenir excessive ou mal synchronisée, provoquant ainsi une fatigue persistante, une somnolence diurne et des difficultés à se réveiller.

D’autre part, la diminution de l’exposition à la lumière naturelle réduit la production et l’efficacité de la sérotonine. Or cette hormone est essentielle à la régulation de l’humeur, de la motivation et de l’appétit. Moins de sérotonine signifie souvent plus de tristesse, de fatigue mentale et une perte d’intérêt pour les activités du quotidien. Ce déséquilibre est d’autant plus important que la sérotonine est aussi le précurseur de la mélatonine : lorsque l’une diminue, l’autre peut prendre le dessus, fragilisant encore plus la régulation de l’humeur et le cycle du sommeil.

melatonine
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Mélatonine et sérotonine : un équilibre fragile

Deux messagers chimiques jouent un rôle central dans la dépression hivernale : la mélatonine et la sérotonine.

D’une part, la mélatonine, ou « hormone du sommeil », est produite lorsque la lumière baisse. En hiver, sa sécrétion peut devenir excessive ou mal synchronisée, provoquant ainsi une fatigue persistante, une somnolence diurne et des difficultés à se réveiller.

D’autre part, la diminution de l’exposition à la lumière naturelle réduit la production et l’efficacité de la sérotonine. Or cette hormone est essentielle à la régulation de l’humeur, de la motivation et de l’appétit. Moins de sérotonine signifie souvent plus de tristesse, de fatigue mentale et une perte d’intérêt pour les activités du quotidien. Ce déséquilibre est d’autant plus important que la sérotonine est aussi le précurseur de la mélatonine : lorsque l’une diminue, l’autre peut prendre le dessus, fragilisant encore plus la régulation de l’humeur et le cycle du sommeil.

endorphine

Le rôle souvent oublié des endorphines

Les endorphines, et notamment la β-endorphine, sont des molécules associées au bien-être, au plaisir, à la gestion du stress et à la motivation positive. Leur production est stimulée par la lumière, l’activité physique et les émotions positives. En période hivernale, leur diminution peut contribuer à l’anhédonie, cette difficulté à ressentir du plaisir, ainsi qu’à une baisse globale de l’énergie.

Des solutions naturelles pour mieux vivre l’hiver

Il existe des solutions simples et naturelles pour soutenir l’équilibre neuro-émotionnel en hiver.

Adopter une bonne hygiène de vie
est la première étape. Une alimentation équilibrée, riche en vitamines (notamment D), en magnésium et en oméga-3, fournit les éléments nécessaires à la fabrication des neurotransmetteurs. L’activité physique régulière, même modérée, stimule la production d’endorphines. Enfin, s’exposer à la lumière naturelle dès le matin aide à freiner la mélatonine et à resynchroniser le rythme veille-sommeil.

Les extraits naturels bio-régulateurs
Constituent également une approche intéressante. Certains extraits actifs d’origine naturelle sont étudiés pour leur capacité à soutenir les mécanismes biologiques du bien-être, notamment les voies endorphiniques impliquées dans la gestion du stress et de l’humeur. Leur objectif n’est pas de remplacer des mécanismes ou d’introduire des substances chimiques étranger à notre corps, mais d’accompagner et de renforcer les mécanismes déjà présents dans notre corps de la manière la plus naturelle, douce et efficace possible.

BON À SAVOIR
Notre Régulateur Biomimétique CYCLOTELIA®, vous aide à libérer la beta endorphine pour une bien-être optimal.

La dépression hivernale n’est pas une simple baisse de moral passagère. Elle résulte d’une interaction complexe entre le manque de lumière, le dérèglement de notre horloge biologique et des
déséquilibres hormonaux et neurochimiques. Une bonne hygiène de vie, une exposition adaptée à la lumière et des solutions naturelles ciblées des outils accessibles et naturels afin de traverser l’hiver en toute sérénité et de préserver l’équilibre émotionnel.

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Rôle de la lumière dans la régulation neuro-endocrinienne et intérêt des solutions naturelles dans la dépression hivernale

Rôle de la lumière dans la régulation neuro-endocrinienne et intérêt des solutions naturelles dans la dépression hivernale

Temps de lecture : 4 minutes

Rôle de la lumière dans la régulation neuro-endocrinienne et intérêt des solutions naturelles dans la dépression hivernale

En période hivernale, la diminution de la durée du jour et de l’exposition à la lumière perturbent la régulation des rythmes circadiens ainsi que les mécanismes neuro-endocriniens. Cette moindre exposition au soleil impacte fortement la sécrétion de mélatonine et de sérotonine favorisant ainsi l’apparition de la « dépression saisonnière » ou trouble affectif saisonnier (TAS). Une fatigue persistante, une humeur dépressive, des troubles du sommeil (hypersomnie, difficultés de réveil), une somnolence diurne, une irritabilité, une perte d’intérêt pour les activités habituellement appréciées (loisirs, relations sociales, travail) sont autant de symptômes qui traduisent une altération globale de la régulation neuro-endocrinienne et émotionnelle.

Le recours à une bonne hygiène de vie équilibrée ainsi qu’à l’utilisation d’extraits actifs naturels agissant comme biorégulateurs offrent un soutien naturel face à ce déséquilibre saisonnier.

1. Lumière et régulation circadienne

La lumière est le principal facteur qui synchronise les rythmes biologiques humains avec l’environnement. C’est ce que l’on appelle un zeitgeberterme allemand signifiant « signal temporel », facteur ou indice environnementale qui module la période et la phase des rythmes circadiens endogènes (d’après le scientifique Jürgen Aschoff – Dans son article intitulé « Composantes exogènes et endogènes dans les rythmes circadiens » 1960). La lumière constitue l’un des Zeitgebers les plus puissants chez la majorité des animaux, car elle synchronise notre horloge biologique sur un cycle de 24 heures. Elle est le signal temporel le plus largement utilisé par les horloges circadiennes où l’alternance lumière-obscurité conditionne l’ensemble des autres rythmes biologiques. On compte aussi d’autres Zeitgebers comme l’alimentation, l’activité physique ou encore les rythmes sociaux qui jouent un rôle complémentaire essentiel dans l’ajustement des rythmes biologiques.

 

La lumière est perçue par des cellules ganglionnaires rétiniennes intrinsèquement photosensibles exprimant la mélanopsine, qui transmettent l’information lumineuse au noyau suprachiasmatique (NSC) de l’hypothalamus. Le NSC orchestre l’activité des horloges périphériques et régule les axes neuro-endocriniens, notamment l’axe hypothalamo-hypophyso-pinéal.

En hiver, lorsque les journées sont plus courtes et que l’intensité lumineuse est réduite, cette stimulation diminue, entraînant une désynchronisation circadienne susceptible d’affecter l’humeur et les fonctions cognitives.

2. Les altérations endocriniennes associées à la dépression hivernale

melatonine

Melatonine

La mélatonine est une hormone produite par la glande pinéale. Elle joue un rôle central dans la synchronisation veille-sommeil. Sa sécrétion est inhibée par la lumière et stimulée par l’obscurité. Une sécrétion prolongée de mélatonine, un déphasage de son rythme circadien ou encore une sensibilité accrue à la photopériode hivernale sont symptomatiques d’une dépression hivernale.[1]

 

Cette hypersécrétion contribue à l’hypersomnie, à la somnolence diurne et à la baisse de vigilance observées cliniquement.

 

[1] The chronobiology and neurobiology of winter seasonal affective disorder https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3202491/; Pathophysiology of seasonal affective disorder: a review

Sérotonine

La sérotonine est un neurotransmetteur clé de la régulation de l’humeur, de l’appétit et de la motivation. En période hivernale, la baisse de l’exposition à la lumière naturelle entraîne plusieurs modifications neurobiologiques affectant le système sérotoninergique.[1]

 

La diminution de la stimulation lumineuse entraine une réduction de la synthèse et de la libération de la sérotonine mais aussi une augmentation de la recapture synaptique de la sérotonine, notamment via une activité accrue des transporteurs de la sérotonine (SERT). Cette recapture plus efficace réduit la quantité de sérotonine disponible dans la fente synaptique, limitant ainsi son action sur les récepteurs post-synaptiques.

Enfin, la disponibilité du tryptophane, acide aminé essentiel et précurseur direct de la sérotonine, peut également être diminuée. Cette réduction limite la capacité neuronale à synthétiser la sérotonine, renforçant le déficit fonctionnel observé durant la saison hivernale.

 

L’ensemble de ces mécanismes concourt à une diminution de l’activité sérotoninergique, susceptible de favoriser l’apparition de troubles de l’humeur, de la fatigue psychique et des symptômes caractéristiques de la dépression saisonnière. La sérotonine étant également le précurseur de la mélatonine, ce déséquilibre renforce la dominance du signal « nuit », accentuant les symptômes dépressifs.

 

[1] Effect of sunlight and season on serotonin turnover in the brain. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12480364/

serotonine
serotonine

Sérotonine

La sérotonine est un neurotransmetteur clé de la régulation de l’humeur, de l’appétit et de la motivation. En période hivernale, la baisse de l’exposition à la lumière naturelle entraîne plusieurs modifications neurobiologiques affectant le système sérotoninergique.[1]

 

La diminution de la stimulation lumineuse entraine une réduction de la synthèse et de la libération de la sérotonine mais aussi une augmentation de la recapture synaptique de la sérotonine, notamment via une activité accrue des transporteurs de la sérotonine (SERT). Cette recapture plus efficace réduit la quantité de sérotonine disponible dans la fente synaptique, limitant ainsi son action sur les récepteurs post-synaptiques.

Enfin, la disponibilité du tryptophane, acide aminé essentiel et précurseur direct de la sérotonine, peut également être diminuée. Cette réduction limite la capacité neuronale à synthétiser la sérotonine, renforçant le déficit fonctionnel observé durant la saison hivernale.

 

L’ensemble de ces mécanismes concourt à une diminution de l’activité sérotoninergique, susceptible de favoriser l’apparition de troubles de l’humeur, de la fatigue psychique et des symptômes caractéristiques de la dépression saisonnière. La sérotonine étant également le précurseur de la mélatonine, ce déséquilibre renforce la dominance du signal « nuit », accentuant les symptômes dépressifs.

 

[1] Effect of sunlight and season on serotonin turnover in the brain. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12480364/

endorphine

Endorphines et β-endorphine

Les endorphines, et en particulier la β-endorphine, sont des neuropeptides opioïdes endogènes impliqués dans la modulation de la douleur, du stress et des émotions positives. Leur production est influencée par l’activité physique, la lumière et l’état émotionnel.

 

Dans la dépression saisonnière, une diminution de l’activité endorphinique est aussi suspectée, contribuant à l’anhédonie (perte de la capacité à ressentir le plaisir), à la fatigue et à la perte de motivation. Le maintien de la biodisponibilité de la β-endorphine constitue ainsi une cible biologique pertinente dans les approches naturelles de soutien de l’humeur.

3. Les solutions naturelles : mécanismes biologiques et intérêt des extraits bio-régulateurs

Approches hygiéno-diététiques
Les recommandations naturelles reposent sur des leviers physiologiques bien identifiés :

Alimentation équilibrée

Un apport adéquat en micronutriments (vitamines D, vitamines B, magnésium, acides gras oméga-3) est indispensable à la synthèse des neurotransmetteurs et à la fonction neuronale.

Activité physique et sorties régulières
Un exercice régulier permet de stimuler la production d’endorphines et d’améliorer tout au long de la saison hivernale la sensibilité circadienne à la lumière.

Exposition à la lumière naturelle
La lumière matinale favorise l’inhibition de la mélatonine et la resynchronisation de l’horloge biologique.

Intérêt des extraits naturels et de la bio-régulation

Des stratégies innovantes s’appuient sur des extraits actifs naturels, étudiés pour leur capacité à agir de manière synergique sur les médiateurs du bien-être. L’extrait huileux de Fleur de sel (Flos salis) OESF™, contrôlé et standardisé selon son activité de BioRégulateur, s’inscrit dans cette approche.

Les études in vitro de TEXINFINE mettent en avant l’effet synergique des extraits actifs de Flos salis (Fleur de sel), l’algue Dictyotaceae Padina pavonica, et de la Vanille de Tahiti (Vanilla x tahitensis) lié à la mise en place, la préservation et à la biodisponibilité de la β-endorphine, conduisant à un soutien potentiel des voies endorphiniques impliquées dans la régulation de l’humeur et du stress. Cette approche vise à accompagner les mécanismes physiologiques endogènes plutôt qu’à les substituer.

TEXINFINE s’inspire d’une approche biomimétique inspirée de la nature, en tirant parti de la fleur de sel, issue d’écosystèmes où prospèrent des micro-organismes et des microalgues halophiles, adaptés aux milieux très salés. Ces organismes ont développé des mécanismes d’adaptation remarquables pour survivre dans cet environnement de stress osmotique : ils accumulent d’importantes quantités de sel proches de la saturation, limitant ainsi la perte d’eau par osmose, et synthétisent des pigments photosynthétiques spécifiques.

L’intérêt de la fleur de sel n’est pas nouveau. Dans son ouvrage Histoire naturelle, publié vers 77, Pline l’Ancien évoquait déjà ses vertus sous le nom de Flos salis : « Cette fleur de sel produit une sorte d’huile, aussi surprenant que cela puisse paraître… Il y a de la graisse même dans le sel ! » (Optimo ex eo, quod olei quamdam pinguitudinem reddit. Est enim etiam in sale pinguitudo, quod miremu). Pline précise que, bien qu’elle ne possède pas de valeur nutritive, elle exerce des effets relaxants, stimulants et tonifiants, pouvant aider à soulager la fatigue et la lassitude (solvit in vino et aqua, acopis et smegmatis utilis, Volume 31, chapitre XLII).

La dépression hivernale résulte d’une interaction complexe entre la diminution de la lumière, la désynchronisation circadienne et les altérations des systèmes mélatoninergiques, sérotoninergiques et endorphiniques. Les solutions naturelles, combinant hygiène de vie et extraits bioactifs standardisés agissant comme bio-régulateurs, constituent une approche complémentaire pertinente en prévention et soutien à un bon équilibre neuro-endocrinien en période hivernale.

Références scientifique

  1. Brainard GC, Hanifin JP. Photons, clocks, and consciousness. J Biol Rhythms. 2005 Aug;20(4):314-25. doi: 10.1177/0748730405278951. PMID: 16077151.
  2. Lam RW, Levitan RD. Pathophysiology of seasonal affective disorder: a review. J Psychiatry Neurosci. 2000 Nov;25(5):469-80. PMID: 11109298; PMCID: PMC1408021.
  3. Lambert GW, Reid C, Kaye DM, Jennings GL, Esler MD. Effect of sunlight and season on serotonin turnover in the brain. Lancet. 2002 Dec 7;360(9348):1840-2. doi: 10.1016/s0140-6736(02)11737-5. PMID: 12480364.
  4. Levitan RD. The chronobiology and neurobiology of winter seasonal affective disorder. Dialogues Clin Neurosci. 2007;9(3):315-24. doi: 10.31887/DCNS.2007.9.3/rlevitan. PMID: 17969868; PMCID: PMC3202491.
  5. Meeusen R, De Meirleir K. Exercise and brain neurotransmission. Sports Med. 1995 Sep;20(3):160-88. doi: 10.2165/00007256-199520030-00004. PMID: 8571000.
  6. Thompson C, Stinson D, Smith A. Seasonal affective disorder and season-dependent abnormalities of melatonin suppression by light. Lancet. 1990 Sep 22;336(8717):703-6. doi: 10.1016/0140-6736(90)92202-s. PMID: 1975891.

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Les principales pathologies bucco-dentaires : étiologie, mécanismes et importance de la barrière gingivale

Les principales pathologies bucco-dentaires : étiologie, mécanismes et importance de la barrière gingivale

Temps de lecture : 5 minutes

Les principales pathologies bucco-dentaires : étiologie, mécanismes et importance de la barrière gingivale

La bouche est une ouverture permettant l’ingestion de substances étrangères. Traditionnellement, elle est considérée pour ses fonctions mécaniques et enzymatiques, essentielles au processus digestif. Des recherches récentes ont mis en évidence son rôle majeur dans la phonation, l’immunité et la régulation du biotope digestif.

 

Les pathologies bucco-dentaires regroupent un ensemble de troubles affectant les dents, les gencives et les muqueuses. Elles reposent sur des mécanismes complexes impliquant dysbiose microbienne, inflammation chronique, altération de la barrière muqueuse et facteurs environnementaux. Parmi ces pathologies, la carie, les maladies parodontales, les infections muqueuses et les traumatismes sont les plus prévalents.

1. L’importance de la santé gingivale et rôle de la barrière muqueuse

La santé de la gencive constitue un élément central du bien-être bucco-dentaire. L’inflammation, les saignements et les infections microbiennes représentent les manifestations les plus courantes de la gencive malade et sont souvent les premiers signes d’un déséquilibre plus profond.

 

La muqueuse buccale possède une barrière de perméabilité jouant un rôle de filtre protecteur essentiel. Cette barrière contrôle l’interaction entre l’environnement buccal, riche en stimuli physiques, chimiques et biologiques et les tissus profonds. Lors de processus pathologiques ou chroniques, son efficacité se trouve réduite, exposant les tissus gingivaux à des agressions répétées.

 

Toute agression, qu’elle soit physique (variations thermiques, mécanique avec le brossage intense), biologique (bactérie, virus, champignon) ou chimique, peut altérer la structure ou la physiologie de cette barrière. Une atteinte même minime peut créer un terrain propice à l’inflammation persistante, perturbant la régénération tissulaire, facilitant la colonisation microbienne et augmentant le risque de destruction parodontale. Le maintien de l’intégrité de cette barrière est donc capital pour préserver la santé buccodentaire et, par extension, l’équilibre général de l’organisme.

caries

Caries dentaires

Les caries résultent d’une interaction prolongée entre biofilm acidogène, sucres fermentescibles et susceptibilité individuelle. Les bactéries telles que Streptococcus mutans produisent des acides qui abaissent le pH (< 5,5), provoquant la déminéralisation progressive de l’émail, puis de la dentine.

Maladies parodontales : gingivite et parodontite

La gingivite est une inflammation superficielle de la gencive avec des signes tels que des rougeurs, œdèmes ou des saignements lors du brossage. C’est une réponse inflammatoire suite à une accumulation de plaques qui se transformera en tartre. Cette accumulation de plaque entrainera l’activation des médiateurs inflammatoires tels que : IL-1β, IL-6, TNF-α.

La parodontite est une affection chronique caractérisée par une destruction progressive du ligament parodontal, du cément et de l’os alvéolaire.

Les principaux mécanismes d’action sont liés soit à une dysbiose microbienne dominée par P. gingivalis, T. forsythia, T. denticola, une réponse immunitaire excessive (cytokines pro-inflammatoires, métalloprotéinases) ou une résorption osseuse via l’axe RANK/RANKL/OPG.

Les conséquences de la parodontie sont principalement une récession  gingivale, une perte de mobilité dentaire ou perte dentaire.

Gingivite
Gingivite

Maladies parodontales : gingivite et parodontite

La gingivite est une inflammation superficielle de la gencive avec des signes tels que des rougeurs, œdèmes ou des saignements lors du brossage. C’est une réponse inflammatoire suite à une accumulation de plaques qui se transformera en tartre. Cette accumulation de plaque entrainera l’activation des médiateurs inflammatoires tels que : IL-1β, IL-6, TNF-α.

La parodontite est une affection chronique caractérisée par une destruction progressive du ligament parodontal, du cément et de l’os alvéolaire.

Les principaux mécanismes d’action sont liés soit à une dysbiose microbienne dominée par P. gingivalis, T. forsythia, T. denticola, une réponse immunitaire excessive (cytokines pro-inflammatoires, métalloprotéinases) ou une résorption osseuse via l’axe RANK/RANKL/OPG.

Les conséquences de la parodontie sont principalement une récession  gingivale, une perte de mobilité dentaire ou perte dentaire.

2. L’intérêt des extraits végétaux dans la prévention et protection gingivale

Face à certains agents chimiques tels que la chlorhexidine (taches, altération du goût, irritation), les extraits végétaux suscitent un intérêt grandissant pour leurs propriétés naturelles et leur grande innocuité sur les muqueuses.

Grâce à leurs compositions uniques et variées riches en flavonoïdes, polyphénols, acides phénoliques, tanins, terpénoïdes, vitamines, caroténoïdes, et bien d’autres ils peuvent agir en :

 

  • Inhibant des cytokines pro-inflammatoires (IL-1β, IL-6, TNF-α)
  • Réduisant des enzymes clés telles que COX et iNOS
  • Neutralisant des radicaux libres
  • Protégeant les muqueuses
  • Améliorant la régénération gingivale (cicatrisation, collagénogénèse, angiogenèse)

En soutenant la barrière muqueuse et en diminuant l’inflammation chronique, les extraits végétaux peuvent constituer des adjuvants thérapeutiques pertinents dans la prévention des pathologies gingivales et parodontales.

3. Exemples d’extraits de plantes présentant un intérêt en odontologie.

grenade photo

La grenade - Punita granatum

La grenade est largement documentée pour ses effets antibactériens, anti-inflammatoires et antioxydants. Les tanins hydrolysables, notamment la punicalagine, constituent ses principaux actifs biologiques. Une étude de 2025 a réaffirmé le rôle central de la punicalagine dans la neutralisation des radicaux libres, la réduction du stress et l’inhibition des cytokines pro-inflammatoires IL-6 et TNF-α.

 

Ces mécanismes sont particulièrement pertinents pour limiter la destruction tissulaire induite par l’inflammation parodontale. La grenade est aussi un végétal bien connu pour ses bienfaits hydratants qui excelle dans la gestion de son capital hydrique. Les mécanismes multi millénaires qui ont permis à la grenade de s’adapter à son environnement sont dus à la substance régulatrice du fonctionnement des aquaporines qui assure le maintien de la perméabilité de la barrière gingivale.

La Vanille : la vanilline comme agent réparateur gingival

La vanilline, principal composé aromatique de Vanilla planifolia ou Vanilla x tahitensis possède d’importantes propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes. Selon une étude de 2021, l’application de vanilline sur des fibroblastes gingivaux humains a entraîné une diminution de plusieurs médiateurs inflammatoires clés : IL-6, IL-8, COX-2, iNOS et NO. La Vanille de Tahiti, Vanilla x tahitensis est une vanille issue d’une hybridation unique lui conférent un profil aromatique et moléculaire spécifique où l’épigénétique permet d’assurer l’intégrité du génome. 

vanille
vanille

La Vanille : la vanilline comme agent réparateur gingival

La vanilline, principal composé aromatique de Vanilla planifolia ou Vanilla x tahitensis possède d’importantes propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes. Selon une étude de 2021, l’application de vanilline sur des fibroblastes gingivaux humains a entraîné une diminution de plusieurs médiateurs inflammatoires clés : IL-6, IL-8, COX-2, iNOS et NO. La Vanille de Tahiti, Vanilla x tahitensis est une vanille issue d’une hybridation unique lui conférent un profil aromatique et moléculaire spécifique où l’épigénétique permet d’assurer l’intégrité du génome. 

Figue de Barbarie

La figue de Barbarie - Opuntia ficus-indica : un complexe bioactif antioxydant et cicatrisant

L’extrait d’Opuntia ficus-indica est riche en quercétine, kaempférol et bétalaïnes, molécules reconnues pour leurs effets anti-inflammatoires et antioxydants. De nombreuses études montrent que ces composés inhibent les cytokines pro-inflammatoires IL-1β, IL-6,TNF-α, COX-2. Cette action limite la chronicité inflammatoire, prévient les retards de cicatrisation et favorise une transition rapide vers la phase réparatrice.

 

Les flavonoïdes et bétalaïnes neutralisent efficacement les radicaux libres, ce qui permet de réduire le stress oxydatif, de favoriser la migration des fibroblastes, de soutenir la production de collagène, de favoriser l’angiogenèse et d’optimiser la réparation de la matrice extracellulaire. La figue de Barbarie possède un mécanisme de résistance – les HSPs (Heat Shock Proteins), face à une exposition directe et permanente au rayonnement solaire. L’extrait de ce fruit concentre ces protections permettant de stimuler et de maintenir en alerte les défenses naturelles de l’organisme.

 

L’extrait d’Opuntia ficus-indica est riche en quercétine, kaempférol et bétalaïnes, molécules reconnues pour leurs effets anti-inflammatoires et antioxydants. De nombreuses études montrent que ces composés inhibent les cytokines pro-inflammatoires IL-1β, IL-6,TNF-α, COX-2. Cette action limite la chronicité inflammatoire, prévient les retards de cicatrisation et favorise une transition rapide vers la phase réparatrice.

 

Les flavonoïdes et bétalaïnes neutralisent efficacement les radicaux libres, ce qui permet de réduire le stress oxydatif, de favoriser la migration des fibroblastes, de soutenir la production de collagène, de favoriser l’angiogenèse et d’optimiser la réparation de la matrice extracellulaire. La figue de Barbarie possède un mécanisme de résistance – les HSPs (Heat Shock Proteins), face à une exposition directe et permanente au rayonnement solaire. L’extrait de ce fruit concentre ces protections permettant de stimuler et de maintenir en alerte les défenses naturelles de l’organisme.

Nombril de venus

Nombril de Vénus - Umbilicus rupestris : un extrait antimicrobien et régénérateur

L’Umbilicus rupestris, plante méditerranéenne disposant d’un métabolisme CAM (acide crassulacéen) qui possède des gènes de l’apoptose avec une régulation identique à celle des gènes humains. Ses extraits présentent une action inhibitrice contre plusieurs souches bactériennes opportunistes de la sphère buccale (Etudes de 2014 et 2019). De plus, les composés contenus dans les extraits d’Umbilicus rupestris contribuent à la réparation des tissu soumis à un stress agressif et délétère. C’est un facteur important de la cicatrisation les lésions muqueuses et parodontales.

Nombril de Vénus - Umbilicus rupestris : un extrait antimicrobien et régénérateur

L’Umbilicus rupestris, plante méditerranéenne disposant d’un métabolisme CAM (acide crassulacéen) qui possède des gènes de l’apoptose avec une régulation identique à celle des gènes humains. Ses extraits présentent une action inhibitrice contre plusieurs souches bactériennes opportunistes de la sphère buccale (Etudes de 2014 et 2019). De plus, les composés contenus dans les extraits d’Umbilicus rupestris contribuent à la réparation des tissu soumis à un stress agressif et délétère. C’est un facteur important de la cicatrisation les lésions muqueuses et parodontales.

Nombril de venus
pourpier

Le Pourpier - Portulaca oleracea : un agent de cicatrisation à fort potentiel

Les extraits de pourpier peuvent stimuler la néovascularisation, améliore l’épithélialisation, favoriser la déposition de collagène et réduire l’inflammation dans les plaies profondes.

Des extraits combinés tels que le Pourpier et le Nombril de vénus, assistent les cellules pour améliorer la reconstruction tissulaire en préservant le capital cellulaire. (Capital cellulaire = aptitude en qualité et nombre de la capacité des cellules à se diviser)

 

Les nombreuses données issues des études scientifiques et cliniques mettent en évidence la diversité des  mécanismes d’action naturels des extraits de plantes qui en synergie ne peuvent qu’offrir un potentiel significatif dans le domaine de la prévention de la santé bucco-dentaire.

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Nos 4 astuces pour conserver une hygiène bucco-dentaire saine

Nos 4 astuces pour conserver une hygiène bucco-dentaire saine

Temps de lecture : 3 minutes

Nos 4 astuces pour conserver une hygiène bucco-dentaire saine

Adopter une bonne hygiène bucco-dentaire est fondamental et ce dès le plus jeune âge. Prendre soin de ses dents et de ses gencives ne se limite pas uniquement à avoir un beau sourire, c’est également la garantie d’une meilleure santé générale, une qualité de vie optimale et d’une confiance en soi renforcée.

L’hygiène repose sur des gestes simples mais indispensables. Adopter des habitudes quotidiennes permet de réduire la formation de plaque dentaire et la prolifération bactérienne, contribuant ainsi à prévenir les caries, les maladies parodontales et d’autres troubles bucco-dentaires.

Ce que nous recommandons d’appliquer au quotidien :

Brossage de dent

1- Mettez en place une bonne routine

Optez pour une brosse à dent adaptée à vos besoins, de préférence électrique avec des poils souples pour ne pas agresser les gencives et éliminer la plaque dentaire. 

 

Effectuer régulièrement des bains de bouche pour limiter l’apparition de bactéries. Pour une santé bucco-dentaire globale pensez à appliquer un baume gingival adapté.

Le petit +

Passer du fils dentaire entre vos dents après chaque brossage aide considérablement à réduire l’apparition du tartre.

2- Adopter une alimentation saine et équilibrée

Limitez la consommation de sucres responsables de l’apparition des caries.

Privilégiez les aliments riches en calcium afin de renforcer vos dents.

sucreries
sucreries

2- Adopter une alimentation saine et équilibrée

Limitez la consommation de sucres responsables de l’apparition des caries.

Privilégiez les aliments riches en calcium afin de renforcer vos dents.

Mauvaise hygiène de vie. Alcool et tabac

3- Évitez les mauvaises habitudes

Le tabac et l’alcool augmentent les risques de maladies des gencives, de caries et de cancer buccal.

Réduire et éliminer leur consommation contribue à une meilleure santé bucco-dentaire.

Consultation chez le dentiste

4- Consultez régulièrement un dentiste

Les visites régulières chez le dentiste permettent de détecter et de traiter les problèmes dentaires.

Il est recommandé d’effectuer un détartrage au moins une fois par an afin d’éliminer le tartre et de préserver la santé des gencives.

4- Consulter régulièrement un dentiste

Les visites régulières chez le dentiste permettent de détecter et de traiter les problèmes dentaires.

Il est recommandé d’effectuer un détartrage au moins une fois par an afin d’éliminer le tartre et de préserver la santé des gencives.

Consultation chez le dentiste

Notre astuce pour une santé buccale optimale

Pour une santé bucco-dentaire globale, appliquez un baume gingival adapté.

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Phytothérapie et Galénique : Pourquoi un extrait actif est plus efficace ?

Phytothérapie et Galénique : Pourquoi un extrait actif est plus efficace ?

Temps de lecture : 5 Minutes

Phytothérapie et Galénique : Pourquoi un extrait actif est plus efficace ?

I. L’origine de la Phytothérapie

Depuis toujours, l’être humain s’est intéressé aux plantes, que ce soit pour se nourrir, chasser ou se soigner, comme peuvent en témoigner des vestiges archéologiques tombes, peintures rupestres, poteries. Cependant, c’est avec l’apparition de l’écriture que les usages médicinaux sont précisés et sont documentés. Les premières traces écrites remontent à 5000 av. J.-C. avec la tablette sumérienne de Nippur, mentionnant plus de 250 plantes, dont le pavot.

En Chine, le “Shennong bencao jing” (2500 av. J.-C.) est considéré comme un des premiers traités médicaux. D’autres textes anciens, comme le papyrus d’Ebers (1500 av. J.-C.) en Égypte ou les Védas en Inde, témoignent également de l’usage ancien et structuré des plantes médicinales.

On distingue 3 grandes périodes de l’Histoire de la phytothérapie :

L’Antiquité

En Grèce et dans d’autres civilisations, des figures clés comme Hippocrate (recensement de plus de 380 plantes), Théophraste (≈ 500 plantes, premières expérimentations de toxicité) et Aristote (concept du totum des plantes) ont marqués l’usage systématique des plantes. D’autres auteurs romains/grecs comme Dioscoride, Pline l’Ancien ou Galien ont poursuivis cette tradition.

Dans son livre « Histoire naturelle », publié vers 77, Pline l’Ancien évoquait déjà les vertus de la fleur de sel (Flos salis) et de sa dissolution (extraction) dans le vin et l’eau: « Cette fleur de sel produit une sorte d’huile aussi surprenant que cela puisse paraître (Optimo ex eo, quod olei quamdam pinguitudinem reddit. Est enim etiam in sale pinguitudo, quod miremu). Il y a de la graisse même dans le sel ! » S’exclame-t-il. Pline l’Ancien ajoute qu’elle n’a pas de pouvoir nutritif mais qu’elle est relâchante, (décontractante), stimulante et pouvant porter remède à la lassitude (psychostimulante) « solvit in vino et aqua, acopis et smegmatis utilis » (Volume 31 de 37 volumes, chapitre XLII).

Le Moyen Âge 

En Europe, les moines et l’Église ont transmis la connaissance des « simples » dites plantes « médicinales » (par ex. Hildegarde de Bingen). Dans le monde islamique ou persan, des médecins comme Avicenne ou Ibn al‑Baytār ont constitué de vastes traités sur les plantes (1 400 espèces pour Ibn al‑Baytār).

Les Temps modernes jusqu’à aujourd’hui 

L’exploration et la colonisation a ouvert la voie à la découverte de nombreuses plantes exotiques comme la quinquina, le curcuma, ou encore la vanille. La chimie moderne nous permet désormais d’isoler les principes actifs et surtout de synthétiser des molécules comme l’acide salicylique précurseur de l’aspirine en 1899. Entre 1981 et 2014, environ 42 % des molécules de médicaments commercialisés sont directement tirées de la nature dont 25 % sont inspirées de structures naturelles.

A noter que la phytothérapie n’est pas propre à l’espèce humaine. De nombreuses espèces animales, savent choisir dans leur habitat les plantes utiles pour corriger des carences alimentaires ou soigner certaines maladies. On parle de zoopharmacognosie, une branche de l’éthologie animale et de la pharmacologie qui étudie le comportement d’auto-médication propre à certains animaux.

II. Définition de la phytothérapie

Le terme de phytothérapie vient du grec phyton qui signifie plantes et therapeia qui signifie soigner. Elle est considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une médecine conventionnelle. Elle repose sur un traitement thérapeutique à base de plantes. Il existe une distinction entre la phytothérapie traditionnelle et la phytothérapie moderne, ou « phytothérapie médicale ».

La phytothérapie traditionnelle  est basée sur l’expérience et l’observation et une approche holistique pour laquelle les effets des plantes sont considérés dans leur globalité. Elle est fondée sur une utilisation directe de la poudre de plantes ou de leurs préparations sous forme de tisanes ou de d’infusions.  

La phytothérapie moderne, utilise des méthodes modernes d’extraction et de purification des principes actifs contenus dans les plantes, et valide leurs propriétés bénéfiques pour la santé par une approche scientifique d’analyses biochimiques et pharmacologiques appuyées parfois par des études observationnelles voir même des essais cliniques.

Le principe actif : clef de voute du remède.

1) Les nutriments
Les vitamines hydrosolubles, les sels minéraux sont absorbés tels qu’ils sont. Les protéines et les sucres complexes sont digérés avant d’être assimilés. Certains substances ne sont pas digestes mais représentent un intérêt comme la cellulose et la chitine des champignons. Si la cellulose peut fermenter dans le tube digestif, la chitine (paroi des champignons) transitera intacte dans les fèces.

2) Les molécules actives
a) Certaines molécules comme les alcaloïdes n’ont pas de rôle identifié pour la plante.
b) Il existe des molécules d’intérêt différents pour la plante et pour les humains, par exemple l’acide salicylique joue un rôle chez le végétal dans la défense et l’identification des espèces. Chez l’homme, il agît au niveau des signaux de l’inflammation et des plaquettes.
c) Il existe des molécules d’intérêt similaire pour la plante et pour les humains. En fait cela relève des parentés (cladistiques) due à l’évolution. Dans ce cas particulier, la plante ne disposant pas d’une circulation aussi efficace que les animaux, la plante disposera de palettes de molécule activatrice et frénatrice d’un métabolisme. Pour en recueillir l’activité des procédures de séparation devront être mises en œuvre.

Qu’est-ce que la galénique ?

La galénique (ou pharmacie galénique) est la science des mises en formes pharmaceutiques, l’art de transformer substances actives ici les plantes médicinales, en formes utilisables et efficaces. Elle étudie la transformation d’un principe actif (issu d’une plante, d’un minéral ou d’une molécule chimique) en une forme utilisable, stable, efficace, et acceptable par le patient (infusions, pilules, comprimés, cachets, pommades, crème etc.).

La mise en forme galénique des produits à base de plantes existe depuis au moins 5000 ans, avec une évolution constante des formes et des techniques. Il est probable que les première plantes ont été consommées fraîche et crus. Puis le séchage et la réhydratation par infusion, macération. Elle devient progressivement plus raffinée avec l’apparition très rapide de la diversification des solvants ajoutant à l’eau, le lait, le vin, le vinaigre et l’alcool. Cela n’a pas cessé d’évoluer depuis l’Antiquité, en passant  par  la médecine arabo-musulmane médiévale, persane et chinoise jusqu’à former les bases de la pharmacie moderne.

La galénique des produits issus des plantes est donc, sans conteste, l’une des plus riches et variées. Certains végétaux présentaient un goût ou une odeur si désagréables qu’ils étaient difficilement consommables tels quels. Pour en faciliter la prise, les premiers thérapeutes ont donc eu l’idée de mélanger les poudres de plantes avec du miel et de la farine, donnant ainsi naissance aux premières pilules. Si cette préparation permettait de masquer efficacement le goût, elle restait insuffisante pour neutraliser les odeurs. Afin d’y remédier, on recouvrait alors ces pilules d’une fine couche de cire, voire d’un film d’or, pour mieux isoler l’odeur et améliorer leur acceptabilité. D’où l’expression, dorer la pilule.

Si la phytothérapie fournit le contenu actif, la galénique elle détermine comment l’administrer (forme, dose, support).

III. Quel est l’intérêt d’un extrait actif par rapport à la poudre de plante ?
Deux principaux avantages de la phytothérapie moderne

1/ Efficacité

Dans la phytothérapie traditionnelle, la plante ou partie de la plante (feuille, racine, fruit,…) sera utilisée en totalité. En effet, même si une poudre de plante contient une partie spécifique de la plante broyée, elle ne fera pas de distinction entre les composants actifs et inactifs. Les principes actifs contenus dans cette poudre seront donc dilués parmi d’autres composants inactifs ou peu actifs. Si une tisane est une forme d’extraction à l’eau chaude, seuls les composants solubles dans l’eau seront extrait et souvent à très faibles doses.

En phytothérapie moderne, un extrait actif est obtenu en sélectionnant et concentrant les molécules responsables de l’effet thérapeutique (alcaloïdes, flavonoïdes, polyphénols, saponines, etc.). Un extrait sera donc plus concentré en molécules actives et donc plus efficaces par rapport à une poudre de plante.

Un des principaux avantages des extraits actifs de plantes est leur contrôle précis de la qualité et de l’efficacité. Contrairement à la poudre de plante entière ou à une infusion, les extraits actifs peuvent être standardisés : cela signifie que chaque dose contient une quantité constante et garantie de principes actifs, c’est-à-dire les molécules responsables de l’effet thérapeutique recherché (par exemple : curcuminoïdes dans le curcuma, ginsénosides dans le ginseng, etc.).

a) la standardisation moléculaire. Cette standardisation est possible car l’extrait est obtenu par un processus d’extraction et de purification contrôlé, qui isole les composés d’intérêt et élimine les parties inactives ou moins utiles de la plante. Ainsi, il est possible de garantir l’efficacité d’un produit ou chaque comprimé contient exactement le même dosage en actifs, quel que soit le lot de production. C’est le cas des formes contenant du séné où la teneur en sénosides est garantie.
b) L’activité peut être mesuré non pas avec une molécule mais par son activité ou sa correspondance par rapport à un étalon. C’est le cas de la molécules de vitamine D3, de certains antibiotiques, des motifs moléculaires complexes comme l’héparine. C’est le cas des produits extraits de plante présentés par les Laboratoire ICP-TEXINFINE.

En phytothérapie traditionnelle, de fortes variations rendent la teneur en actifs incertaine dans les préparations non standardisées. En effet, les conditions de culture (climat, ensoleillement,..), période de récolte, la partie de la plante utilisée ou encore les méthodes de séchage et de stockage sont autant de facteurs qui entrainent une irrégularité et donc limite l’efficacité thérapeutique des plantes non « standardisées ». C’est-à-dire n’ayant pas suivi des processus d’extraction de purification et/ou de fractionnement établissant une référence d’activité par rapport à un « standard ».

2/ Biodisponibilité

Un autre avantage essentiel des extraits actifs réside dans leur meilleure assimilation par l’organisme, c’est-à-dire leur biodisponibilité. Certains principes actifs présents dans les plantes sont mal absorbés sous leur forme brute (poudre ou tisane), soit parce qu’ils sont :

  • Peu solubles dans l’eau (donc peu extraits dans une macération, une décoction, infusion),
  • Mal absorbés par l’intestin sans adjuvants ou par la présence de substance absorbante comme certaines cellulose, le chitosane, la paraffine, certaines silices organiques.
  • Rapidement métabolisés ou éliminés.

C’est le cas, par exemple, de la curcumine, principe actif du curcuma, qui a une très faible biodisponibilité naturelle. Des extraits améliorés (avec pipérine, phytosomes, ou encapsulation dans des phospholipides) permettent d’améliorer l’absorption par l’organisme.

Autre exemple, la Figue de Barbarie, plante des zones arides tropicales, riche en vitamine E, en acides gras essentiels (dans l’huile de graines), ainsi qu’en bétalaïnes, des pigments aux propriétés anti-inflammatoires et protectrices. En forme brute (poudre, jus ou macération), les composés actifs sont peu biodisponibles, peu solubles dans l’eau, sensibles à l’oxydation et instables à l’air et la lumière. Mais en forme galénique optimisée (extrait actif ou extraits titrés en bétalaïnes ou sous forme micronisée), les molécules actives sont mieux préservées et stabilisées pour une optimisation de l’efficacité thérapeutique.

Les avantages des produits TEXINFINE : La phytothérapie moderne

La phytothérapie selon TEXINFINE est basée sur des méthodes spécifiques d’extraction et de purification des régulateurs biomimétiques® contenus dans les plantes. Ces méthodes d’extraction rendent possible la mesure de l’activité biologique et pharmacologique. Elles permettent d’utiliser les régulateurs de gènes ciblés dans une plante pour un objectif de santé humaine précis.

L’isolement des régulateurs présents chez le végétal est une nécessité pour garantir l’activité chez l’humain. Le système vasculaire des végétaux est peu efficace. Ils disposent d’une palette de molécules pour répondre à l’ensemble des sollicitations environnementales.  Dans un extrait de plantes, pour une même activité biologique, il y aura autant de promoteurs que de répresseurs. Il faut donc séparer les régulateurs « activateurs » des régulateurs « inhibiteurs » par purification ou fractionnement.

Références

 

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Virus d’hiver : 8 conseils pour protéger votre immunité

Virus d’hiver : 8 conseils pour protéger votre immunité

Temps de lecture : 4 Minutes

Virus d’hiver : 8 conseils pour protéger votre immunité

On estime que plus de 380 000 milliards de virus vivent en permanence dans notre corps, formant ainsi une communauté appelée virome humain. C’est-à-dire environ 10 fois plus que le nombre de bactéries de notre microbiote et 1000 fois plus que le nombre de cellules qui constituent notre corps.

 

Tous les virus ne sont pas pathogènes. La grande majorité d’entre eux coexistent pacifiquement avec nous et participent à l’équilibre de notre microbiote et jouent même un rôle dans la régulation de notre métabolisme.

 

Par exemple, certains bactériophages des virus qui infectent les bactéries intestinales contribuent à contrôler la prolifération de certaines souches pathogènes dans l’intestin, favorisant ainsi un microbiote plus stable et diversifié. Cette régulation indirecte soutient aussi notre système inflammatoire et immunitaire.  

 

Les virus ne sont pas des êtres vivants : ils dépendent entièrement des cellules hôtes pour se reproduire. La plupart d’entre eux peuvent rester de façon latente dans les cellules humaines sans provoquer de maladie, jusqu’à ce qu’un déséquilibre stress, infection, carence, ou modification du mode de vie  les active ou les réactive.

 

Par exemple, les cires d’épilation, en particulier lorsqu’elles sont chaudes ou utilisées sur une peau sensible, peuvent dans certains cas réactiver le virus de l’herpès.

 

Les épidémies virales ne résultent donc pas uniquement de contaminations directes entre individus. Des changements environnementaux tels que les variations de température, d’humidité ou de qualité de l’air, ainsi que des modifications alimentaires ou comportementales, peuvent réveiller certains virus jusque-là quiescents (inactifs) dans notre corps.

 

Ces facteurs contribuent à perturber l’équilibre du virome humain et peuvent favoriser la réactivation ou la propagation de certains agents infectieux.

 

L’hiver illustre parfaitement cette interaction complexe entre l’environnement, notre mode de vie et notre physiologie. En saison hivernale les conditions sont donc propices à la multiplication et à la transmission des virus.

Quelles sont les conditions environnementales favorables aux infections virales ?

Humidité, gouttes d'eau

Taux d’humidité et survie virale

En hiver, dans les régions tempérées, l’air extérieur est plus froid et contient moins de vapeur d’eau. Une fois chauffé à l’intérieur, l’air devient souvent très sec. Dans ce contexte, les gouttelettes émises par une toux, un éternuement ou même la parole sèchent plus vite, ce qui les rend plus légères, et donc elles peuvent rester en suspension plus longtemps dans l’air. Certains virus (par exemple ceux de la grippe) sont plus stables dans des environnements froids et secs. Leur couche lipidique protectrice se raffermit, ce qui les rend plus résistants en dehors de l’organisme hôte.

 

Un travail de modélisation montre que, dans des conditions de faible humidité et ventilation réduite (souvent observées en hiver à l’intérieur), la transmission aérienne de virus enveloppés augmente.

Température de l’air et réplication virale

Au-delà de la simple survie virale, certaines études ont montré que la température dans les voies nasales influence l’efficacité de notre défense.

Des chercheurs ont observé que la température intranasale peut décroître de quelques degrés quand l’air inspiré est très froid — ce qui impacte l’efficacité des réponses immunitaires locales. Les cellules épithéliales nasales libèrent des vésicules extracellulaires qui aident à combattre les virus. Quand la température baisse d’environ 5 °C, cette réponse antiviral est fortement diminuée.

thermomètre froid
thermomètre froid

Température de l’air et réplication virale

Au-delà de la simple survie virale, certaines études ont montré que la température dans les voies nasales influence l’efficacité de notre défense.

 

Des chercheurs ont observé que la température intranasale peut décroître de quelques degrés quand l’air inspiré est très froid — ce qui impacte l’efficacité des réponses immunitaires locales. Les cellules épithéliales nasales libèrent des vésicules extracellulaires qui aident à combattre les virus. Quand la température baisse d’environ 5 °C, cette réponse antiviral est fortement diminuée.

L’impact du facteur « comportement » sur les infections virales

Même sans prendre en compte les modifications physiologiques, l’hiver favorise certaines habitudes propices à l’infection où les conditions de transmission sont renforcées.

  • On passe davantage de temps à l’intérieur, dans des espaces chauffés, souvent mal ventilés, et en contact rapproché avec d’autres personnes (famille, collègues, amis). Ce rapprochement facilite la transmission.
  • Les surfaces partagées (poignées, rampes, claviers) sont davantage susceptibles d’être contaminées. Le virus peut survivre sur de telles surfaces et être ainsi transmis.
  • Les rassemblements (fêtes de fin d’année, retours en famille, écoles) déclenchent souvent des pics d’infection.

En hiver, le système immunitaire est en berne

Sur le plan physiologique, l’exposition au froid qu’il s’agisse de la température ambiante ou de l’air inspiré entraîne une réduction de l’activité protectrice des muqueuses nasales. Ce refroidissement local favorise également une vasoconstriction au niveau des voies respiratoires supérieures, limitant ainsi l’apport sanguin et, par conséquent, la disponibilité des cellules immunitaires.

En hiver, l’exposition solaire est réduite, ce qui peut conduire à des taux plus faibles de vitamine D et donc des carences en vitamine D. Ce micronutriment est essentiel à cause de son implication dans la modulation de la réponse immunitaire innée et adaptative. Une carence en vitamine D est ainsi associée à une susceptibilité accrue aux infections respiratoires.

Enfin, la modification des habitudes d’hygiène de vie pendant la saison froide réduction de l’activité physique, augmentation de la fatigue et changements alimentaires peuvent également contribuer à un affaiblir le système immunitaire.

Il est important de souligner une nuance : être simplement exposé au froid ne suffit pas à tomber malade — ce sont les virus qui provoquent les infections. Le froid et l’environnement hivernal créent des conditions « propices », mais il faut toujours la présence et la transmission d’un agent infectieux.

Autrement dit, le fait de sortir mal couvert n’entraînera pas nécessairement une infection virale, mais contribuera à affaiblir les défenses immunitaires ou à prolonger l’exposition aux agents infectieux.

8 conseils pour limiter le risque des infections hivernales

Maintenir une humidité intérieure adéquate
L’utilisation d’un humidificateur ou l’aération régulière des pièces permet de prévenir un air trop sec, limitant ainsi la survie des particules virales en suspension.

Assurer une ventilation suffisante
même en période hivernale, renouveler l’air intérieur contribue à réduire la concentration de virus dans les espaces clos.

Renforcer les mesures d’hygiène
Se laver fréquemment les mains et éviter de se toucher le visage (nez, bouche, yeux) après un passage dans des lieux publics ou après contact avec des surfaces partagées diminue le risque de transmission.

Protéger les voies respiratoires
Par temps très froid, couvrir le nez et la bouche à l’aide d’un foulard ou d’un cache-nez aide à réchauffer et humidifier l’air inspiré, ce qui favorise la protection des muqueuses respiratoires.

Préserver une bonne hygiène de vie
Un sommeil suffisant, une activité physique régulière adaptée à la saison, une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes, sont autant de facteurs de soutien du système immunitaire.

Optez pour une supplémentation adaptée
Assurer un apport suffisant en vitamine D et optez pour la prévention avec une supplémentation qui contribue au maintien du fonctionnement normal du système immunitaire.

Mettre à jour les vaccinations saisonnières
La vaccination contre la grippe, et éventuellement contre d’autres virus respiratoires selon les recommandations locales, constitue un moyen de prévention complémentaire.

Maintenir un confort thermique approprié
Porter des vêtements chauds, en particulier pour protéger les extrémités (mains, pieds, nez), contribue au bon fonctionnement immunitaire, même si le froid n’est pas directement responsable de l’infection.

La fréquence accrue des maladies hivernales résulte donc de la convergence de plusieurs facteurs. Les virus profitent de conditions environnementales favorables, air froid et sec, espaces clos et mal ventilés, tandis que la fréquence accrue des contacts interpersonnels facilite leur transmission en plus d’une réponse immunitaire affaiblie.

Soutenir les défenses immunitaires de l’organisme et ajuster les habitudes quotidiennes sont deux principes essentiels à suivre en hiver afin de réduire le risque d’infection et de traverser cette saison en toute sérénité dans des conditions physiologiques optimales.

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Les chaperonnes, ces protéines indispensables hautement conservées

Les chaperonnes, ces protéines indispensables hautement conservées

Temps de lecture : 9 minutes

Les chaperonnes, ces protéines indispensables hautement conservées

L’ADN et l’ensemble des gènes qu’il contient codent uniquement pour des protéines. Tout ce qui est inscrit dans l’ADN est transcrit par l’ARN polymérase en ARN messager, puis traduit par les ribosomes en une chaîne d’acides aminés, formant ainsi une protéine non encore conformée. Considérées comme le troisième maillon de la chaîne d’expression du code génétique, les protéines sont indispensables à la structure et au bon fonctionnement de nos cellules. Ces protéines n’acquièrent leur fonctionnalité qu’en adoptant un repliement tridimensionnel précis. Une altération de cette structure entraîne une perte de fonction ou des agrégations pathologiques, d’où l’importance des protéines chaperonnes, comme les HSPs, qui assurent le maintien et la correction du bon repliement.

Les chaperonnes, protéines de choc HSPs (Heat Shock Proteins) sont des protéines qui permettent à nos cellules de lutter contre le stress cellulaire et jouent aussi un rôle dans les défenses de l’organisme en préservant la forme tridimensionnelle des protéines et en éliminant les protéines irrémédiablement endommagées.

L’origine d’un stress cellulaire, situation dans laquelle une cellule est exposée à des conditions défavorables sublétals menaçant son équilibre interne (homéostasie), est variée. Elle peut être nutritionnelle, biochimique, bactériologique, virale, thermique, ou encore environnementale et altère le repliement des protéines et en cela les fonctions cellulaires.

En conséquence de ce stress, les protéines, modifient leur forme tridimensionnelle et en conséquence, altèrent leur fonction. Les processus cellulaires se trouvent entravés ou simplement ralenti ce qui provoque une accumulation de stress par l’accroissement des radicaux libres, des déchets cellulaires et de facteurs complétant le stress. Ce cercle vicieux accentue le stress cellulaire et épuise progressivement la capacité des cellules à maintenir le bon fonctionnement de leurs processus vitaux.

Pour tenter de rétablir son équilibre, la cellule active divers mécanismes de protection et de réparation, tels que l’induction des protéines de choc thermique, les systèmes antioxydants, la réparation de l’ADN ou encore l’autophagie. Son objectif sera de restaurer l’homéostasie et d’assurer sa survie. Toutefois, si les dommages dépassent les capacités d’adaptation par restauration de la conformation ou élimination des protéines trop endommagées, la cellule entrera en apoptose (mort programmée par disparition du noyau mais persistance des fonctionnalités du cytoplasme).

Le mécanisme cellulaire d’induction des protéines de choc thermique est commun à presque tous les organismes, des bactéries aux champignons, en passant par les plantes et les animaux, y compris les êtres humains et est donc hautement conservé au cours de l’évolution.

Les HSPs jouent un rôle crucial dans le maintien du fonctionnement de l’intégrité cellulaire. Elles évitent les interactions moléculaires indésirables et favorisent celles qui sont souhaitables.

La découverte des HSPs date de 1962, à l’Institut de génétique de Pavie, en Italie, lorsque quelqu’un augmenta par inadvertance la température d’un incubateur contenant des drosophiles. Lorsque le généticien Ferruccio Ritossa examina les cellules des insectes ayant subi un tel « choc thermique », il remarqua que leurs chromosomes avaient enflé par endroits : des gènes avaient été activés dans ces régions et des protéines synthétisées. Des protéines, nommés Heat Shock Proteins HSPs, ont donc été produites en réponse à une condition stressante afin d’éviter toute dénaturation et garantir la bonne conformation des protéines dans la cellule.

Les différentes familles d’HSPs

Les protéines de choc thermique (HSPs) sont classées et désignées selon leur localisation cellulaire, leur mode d’expression et surtout leur poids moléculaire. Ainsi, les familles Hsp60, Hsp70 et Hsp90, parmi les plus étudiées, correspondent respectivement à des protéines d’environ 60, 70 et 90 kDa (kilo-Dalton où 1 kDa est environ égal à 1 000g/mole).

Une petite protéine de 8 kDa, l’ubiquitine, impliquée dans le marquage des protéines destinées à la dégradation, présente également des caractéristiques typiques des protéines de choc thermique. Ce type de petites HSPs contiennent parfois un domaine de liaison aux protéines, dit « alpha-crystalline », constitué d’environ 80 acides aminés (un peptide de 80 acides aminés aura environ une masse moléculaire de 80×110/1000 = 8,8 kDa).

On distingue généralement plusieurs classes de HSPs, nommées ainsi d’après leur masse moléculaire Hsp100 ; Hsp90 ; Hsp70 ; Hsp60 ; Hsp40 ; Hsp de 20 à 30 kDa et Hsp10.

Rôle et mécanismes d’action des HSPs

Rôle général des HSPs

Les HSPs agissent comme des chaperons moléculaires dont les principales fonctions peuvent se résumer ainsi :

  • Conformation spatiale des protéines nouvellement synthétisées.
  • Prévention de l’agrégation des protéines mal repliées.
  • Re conformation des protéines endommagées.
  • Neutralisation des protéines irréversiblement endommagées pour les dégrader (via le système ubiquitine-protéasome) ou les amener à l’autophagie

Transport des fragments de protéines nouvellement synthétisés

schéma explicatif HSPs mécanisme

En résumé, les HSP ont besoin d’énergie pour fonctionner.

Les HSPs entre résilience et énergie

Les HSPs protègent et réparent les protéines, préservant ainsi l’efficacité cellulaire. Elles maintiennent la fonction mitochondriale, permettant une récupération plus rapide de l’ATP. Leur activité contribue à une récupération physique plus rapide, à une réduction de la fatigue et à un meilleur bien-être général

Les HSPs en tant que protecteurs cellulaires

Les HSPs maintiennent l’homéostasie protéique (protéostasie), qui garantit que les protéines cellulaires sont correctement repliées et fonctionnelles. Sous l’effet du stress, tel que la chaleur dégagée par l’exercice physique, l’exposition à la chaleur ou au froid extérieur ou le stress oxydatif, les protéines peuvent être endommagées ou mal repliées. Les HSPs empêchent ces protéines endommagées de s’agréger et aident à les réparer ou à les éliminer.

En protégeant le mécanisme cellulaire, les HSPs préservent l’efficacité énergétique. Les protéines mal repliées peuvent perturber le métabolisme cellulaire, obligeant les cellules à « travailler plus dur » et à consommer plus d’ATP. Les HSPs réduisent cette demande énergétique supplémentaire.

Les HSPs et la récupération énergétique

Pendant la récupération après un stress (par exemple, après une activité physique intense), les cellules subissent une déplétion temporaire en ATP et un stress oxydatif. Les HSPs aident à replier les enzymes endommagées et à stabiliser les protéines mitochondriales, qui sont essentielles à la production d’ATP. En maintenant la fonction mitochondriale, les HSPs favorisent une restauration plus rapide de l’énergie, aidant ainsi les tissus à se rétablir plus efficacement. Rappelons ici que le signal de l’apoptose est donné par les mitochondries.

Les HSPs et le bien-être systémique

En plus d’assurer la protection des protéines contre les dommages liés au stress cellulaire, les HSPs soutiennent aussi directement le système immunitaire en favorisant le repliement correct des anticorps. Ce rôle de chaperon garantit que seules des immunoglobulines fonctionnelles sont produites, capables de défendre efficacement l’organisme contre les agents pathogènes. Ainsi, en influençant à la fois la fonction immunitaire et la résilience cellulaire, les HSPs contribuent au maintien des niveaux d’énergie et de la santé générale. Le stress chronique ou le vieillissement peuvent réduire l’expression des HSPs, entraînant une agrégation des protéines, un dysfonctionnement mitochondrial et de la fatigue.

Cactus figue de Barbarie

Le rôle des HSPs chez les plantes

Les HSPs sont des protéines hautement conservées et essentielles. Elles constituent donc une famille universelle de protéines présentes dans pratiquement chez tous les organismes vivants, des bactéries, aux plantes et aux humains.

Chez les plantes, les HSPs jouent un rôle crucial dans la tolérance aux conditions défavorables, notamment la chaleur et la sécheresse. Elles seules permettent aux cellules végétales de maintenir leurs fonctions vitales dans des milieux hostiles.

Le figuier de barbarie (Opuntia ficus-indica), plante emblématique des régions sèches et semi-désertiques, et notamment son fruit la figue de barbarie, illustrent bien cette adaptation. En effet, c’est pendant la saison la plus chaude et aride que le fruit de cette plante murie, mobilisant ainsi un arsenal de protéines de choc thermique, notamment les HSP70, pour protéger ses protéines structurales et enzymatiques. Ces protéines contribuent à la stabilité des membranes cellulaires, à la protection de l’appareil photosynthétique et à la survie de la plante lors de périodes de sécheresse prolongée.

Pour une meilleure compétition au sein d’un biotope chaud, sec et radiatif, les Opuntia (comme toutes les plantes à métabolisme CAM (métabolisme acide crassulacéen) ont répliqué les gènes des HSF et des HSP par polygénie et pour certaines espèces par polyploïdie. Le nombre de gènes fonctionnels est ainsi directement associée à la quantité de motif moléculaire promoteur et répresseur de ces gènes. TEX-OE®, l’extrait de Figue de Barbarie, utilise mes motifs moléculaires donnant un avantage compétiteur de la plante pour une meilleures récupération et restauration.

Les HSPs occupent ainsi une place centrale dans la résilience de la figue de Barbarie, dont les extraits de cladodes, de fleurs, et surtout de fruits, sont riches en composés bioactifs tels que les flavonoïdes, polyphénols, et pigments comme les bétalaïnes. Agissant en synergie avec l’effet protecteur des HSPs, ces composés renforcent la résistance de la plante au stress oxydatif.

Références scientifiques

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Compléments alimentaires : 5 conseils pour un usage éclairé

Compléments alimentaires : 5 conseils pour un usage éclairé

Temps de lecture : 4 minutes

Compléments alimentaires : 5 conseils pour un usage éclairé

Les compléments alimentaires occupent une place croissante dans notre quotidien. Leur usage s’est démocratisé pour répondre à divers besoins : combler des carences, renforcer l’immunité, soutenir une pratique sportive ou répondre à certaines phases de la vie comme la grossesse ou la vieillesse.

Attention : il existe aujourd’hui de nombreuses idées reçues et une mauvaise utilisation peut nuire à leur efficacité. Voici cinq conseils pratiques et scientifiquement fondés pour optimiser votre utilisation des compléments alimentaires.

Consultez préférablement un professionnel de santé avant de débuter une cure si vous avez un doute ou une question.

Les compléments alimentaires sont avant tout des aliments. Comme tout produit ingéré, ils peuvent avoir un effet bénéfique sur la santé… ou être inadaptés à certaines situations. Leur usage doit respecter des règles garantissant le bénéfice pour l’utilisateur et sa sécurité. C’est pourquoi, TEXINFINE veille scrupuleusement à la conformité et à l’innocuité des formules qu’il a mis au point.

Se rappeler que chaque organisme est unique. Un complément nutritionnel peut être pertinent pour une personne, mais inutile voire inapproprié pour une autre. En cas de doute, consultez un professionnel de santé : médecin, pharmacien ou diététicien. Vos besoins varient selon l’âge, l’état de santé, le mode de vie ou encore la situation physiologique (grossesse, allaitement, pratique sportive, etc.).

Choisissez des produits de qualité et conformes à la réglementation

Tous les compléments alimentaires ne se valent pas. En France, leur commercialisation est encadrée par la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL), faites attention aux produits importés dont les recommandations ne sont pas écrites en français. Vérifiez toujours la présence d’une étiquette claire mentionnant les ingrédients, les doses journalières, les précautions d’emploi et la provenance.

Attention au bon sens : la cellulose des végétaux comme la chitine des insectes, des champignons ou de certaines algues ne peuvent être digérés par les humains. Ce sont des fibres et les actifs contenus dans ces matières ne seront pas nécessairement absorbés par votre organisme.

Privilégiez les produits issus de marques sérieuses, ayant une bonne traçabilité, des labels de qualité et fabriqués dans des établissements agréés. C’est une garantie de sécurité et d’efficacité.

Ne remplacez jamais une alimentation équilibrée par des compléments alimentaires

Les compléments alimentaires sont là pour accompagner un mode de vie sain, pas pour remplacer les repas. Ils doivent venir compléter une alimentation variée et équilibrée.

Optez pour des produits à base d’extraits reconnus comme provenant de plantes comestible. Les allégations doivent être scientifiquement validés (c’est différent de statistiquement). Ces extraits peuvent aider dans des situations spécifiques comme un métabolisme ralenti, une absorption intestinale diminuée, un effort physique intense ou une période de chaleur prolongée.

Respectez toujours la dose journalière recommandée

La dose journalière recommandée, mentionnée sur l’étiquette, est définie pour garantir l’efficacité du complément alimentaire dans un cadre nutritionnel adapté. Dépasser ces apports ne renforce pas les effets bénéfiques. Au contraire, cela peut s’avérer inutile et engendrer des dépenses superflues sans valeur ajoutée pour votre organisme.

Ciblez vos besoins avant toute supplémentation

Avant de commencer une cure, identifiez vos besoins réels : fatigue persistante, immunité affaiblie, troubles digestifs, récupération musculaire… Ne vous laissez pas séduire par des formules génériques. Mieux vaut cibler un complément spécifique à votre profil (âge, mode de vie, alimentation, antécédents médicaux…).

Les cures de courte durée, bien ajustées, permettent une évaluation des effets sans surcharge de l’organisme. Par exemple, une cure de vitamine D peut s’avérer utile en hiver, notamment chez les seniors.

Un usage éclairé des compléments alimentaires repose sur cinq piliers : l’avis d’un professionnel de santé, la qualité du produit, le respect de l’alimentation, la vigilance sur la dose et la personnalisation de la cure. Utilisés à bon escient, les compléments peuvent être un atout pour le bien-être quotidien.
Ils ne remplacent pas un mode de vie sain mais viennent en soutien.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter,  à consulter votre pharmacien ou un professionnel qualifié.

Texinfine, une nouvelle approche : la compatibilité phylogénétique

Texinfine propose une vision innovante de la supplémentation grâce à la compatibilité phylogénétique. Nos Régulateurs Biomimétiques sont conçus pour réactiver les fonctions naturelles de l’organisme, en respectant son intelligence biologique.

Plutôt que de saturer le corps, nous choisissons de soutenir les processus endogènes avec des extraits végétaux scientifiquement validés, ciblant les voies métaboliques impliquées dans le maintien de la santé.

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